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Tome sixième. T - Z.
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r 709, lorsque la ville se rendit aux alliés, commandés parle prince Eugene j le parlement se retira à Cambrai, ôcl’an-née suivante il eut ordre d’ailer s'établir à Douai, où ils’esttoujours tenu depuis. *

Louis XV prit Tournay en 1745 , fit démolir la plusgrande partie de la citadelle , & des fortifications de la vil-le. II la rendit â la reine de Hongerie, par le traité d'Aix !a-Chapelle.

i. TOURNAY , bourg de France, dans le bas Arma-gnac , élection d’Astarac, fur l’Arroz, aux confins du comtéde Bigorre, à quatre lieues de Tarbes, au sud-est.Ily a dansce bourg une justice royale. Ce bourg n est pas dans le basArmagnac , mais dans le pays de rivière haute.

TOURNE, ville de Macédoine. Elle a un grand com-merce & de belles foires ; & est à trois lieues de La-riflè.

TOURNEBU , lieu de France, dans la balle Norman-die, entreThuri & Falaise, à cinq lieues de Caen. C’estune ancienne baronnie qui appartient à la maison de Tour-nebu , l’une des plus considérables de la province.

TOURNECOUPE , bourg de France, dans le bas Ar-magnac , élection de Lomagnc. Il y en a qui lui donnent lenom de ville.

TOURNESIS, ( Le ) petit pays de Flandre , & quiprend son nom de la ville de Tournay, fa capitale. Le Tour-nesis n'est autre chose que la châtellenie de Tournay, qui estd’une aflèz grande étendue ; car elle renferme environcinquante villages ou bourgs, dont la justice ressortit auconseil provincial de Flandre, d’où l’on peut appeller au-parlement de Malines. Les rois de France ayant institué lebailliage de Vermandois y avoient joint Tournay 8c leTour-nesis ; mais en 1383, Charles VI érigea un bailliage royalàTournay, auquelil soumit cette ville ôc leTourneíîs, avecles terres de Mortagne 6c de Saine- Amand, qui relevoíent-auparavant du bailliage de Vermandois ; 8c i’union de cesterres à ce bailliage á duré jusqu’au tems de la paix d’U-trecht, par laquelle tout la terre de Saint-Amand a été sépa-rée du bailliage de Tournesis > & Iaistee à la France ; maisles neuf villages , qui dépendoient de Mortagne , ont étélaides á la maison d’Autriche. * Longuerue , Descript. de laFrance , part. 2 , p. 78.

TOURNHOUT ouTornhout , petite ville desPays-Bas, dans la Campine, avec seigneurie. Elle a été bâtie parHenri IV , duc de Brabant, vers l’an 1212. On y voir uneéglise collégiale dédiée à S. Pierre , 8c dont le chapitre futfondé en 1398 , par Marie de Brabant, ducheflè de Guel-dre. 11 est composé d’un doyen 8c de douze chanoines. De$chanoines réguliers du prieuré de Corfendpnck y enseignentles humanités depuis 1644. On voit encore àTournhout uncouvent de recollets 6c un beguignage.

L’empereur Charles V donna cette ville en 1545, d Ma-rie , reine de Hongrie, fa sœur , pour en jouir fa vie durant.En 1648,6c après la paix de Westphalie, le roi Philippe IVdonna la même ville â la princelíe Amélie de Solms, veuvede Frédéric Henri de Naíîau ; 6c c’est par-là que certe sei-gneurie est entrée dans la maison d’Orange. Après la mortde Guillaume 111 , roi d’Angleterre, cette seigneurie futad-jugée en ijoS , par arrêt de la cour souveraine de Brabantau roi de Prusse, moyennant cent mille florins qu’il a dûdonner â Jean Guillaume de Frise, prince d’Orange.

En 1 5 96, le comte de Varax, général de l’artillerie d’Es-pagne , fur défait prés de cette ville par le prince Mauricede Naflau. Les Espagnols y perdirent deux mille cinq centshommes avec leur général. Le prince n avoir que huit centschevaux, 8c le comte de Varax en avoir six mille ; nonobs-tant cette inégalité , un mouvement fait a contre tems succause de la perte de l’armée du comte.

Le quartier de Tournhout est de la dépendance dela ville d’Anvers, 6c il comprend quinze villages.

TOURNI, village de France, dans le Vexin Normand.Voyez Tourny.

t. TOURNON, ville de France, dans îe haut Vivarais,•fur la rive droite du Rhône , vis-à-vis de Tham, a troislieues de Valence & a quatre d’Annonay, Elle est petire 6cpeu considérable ; mais elle est ancienne. Tournon est bâtiefur le penchant d une montagne au haut de laquelle il y a unchâteau. Le collège ou etoienc les jéluites est fameux, 6c undes plus beaux du royaume. Le couvent des carmes est uneaflèz belle maison. Il y a encore un couvent de capucins, de-cordeliers & de religieuses. Corneille étoit mal informé

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iorsqu’il a dit dans son dictionnaire géographique, qu-'i! yavoir une université à Tournon. Il y en avoir une autrefoisfondée par le cardinal de Tournon , mais elle n’existe plus.Pierred’Avity, auteur d’une description du monde, en sixvolumes m folio , étoit né dans cette ville l’an 1 592,6c mou-rut à Paris en 16; La ville 6c terre de Tournon a appar-renu â une maison de même nom jusqu’en 1644, qu’elle fuiéteinte. Elle pafla dans celle de Montmorenci, puis danscelle de Levi-Ventadour, 6c enfin dans celle de Rohan-Soubife, * Piganiol , Description de la France , r. 4 ,p. 401.

2. TOURNON, bourg de France, dans le Berri, élec-tion de le Blanc.

3. TOURNON, petite ville de France, dans l’Agenois,élection d’Agen, avec justice royale. Cette justice comprendles trois parodies de S. Jean de Carabefe, de S. Jean deSu-man , 6c de S. Basile du Toureil.

TOURNOUX ou Tornosco , caflrum de Torono , lieude France , dans le Dauphiné , au diocèse d’Ambrun.C’est la plus ancienne paroifle de la vallée de Barcelonet-te. On croie qu’il y avoir autrefois un temple dédié à Ju-piter.

i.TOURNUS, ville de la Gaule Celtique, dans le paysdes Eduens, qui avoient Aucun pour leur capitale, étoitcomprise dans l’ancienne province lyonnoise, 8c faisoit par-tie de l’ancien royaume de Bourgogne. Cette ville est situéesur le bord , à la droite 6c au couchant, de la ri viere de Saô-ne , entre Maçon ôc Châlon, 46°* 34 de latitude septentrio-nale , 6c 22 d 30' de longitude. Elle a toujours été du diocèsede Châlon , 6c dépendoit autrefois du comté de la mêmeville ; mais aujourd’hui elle est du comté de Mâcon , aubailliage ôc présidial duquel ses causes reflòrtissent, 6c parappel au parlement de Paris. Le territoire des environsabonde en bled , en vin , en pâturages 6c en arbres frui-tiers. La situation de Tournus est agréable. L’origine de cetteville est inconnue ; on n’en voit rien dans l’hiítoire jusqu al’arrivée de saint Vaierien , qui y souffrit le martyre sousl’empire de Marc-Aurele, l’an de Jesos-Christ 177. Les ac-tes de ce saint nous apprennent qu’en ce tems Tournus étoirun magâsin de provisions pour les troupes romaines, hor-reum cajirsnfe. Les anciens ont donné à Tournus le npm decaflrum , qui ne signifioit pas chez eux un château, mais unepetite ville ou un bourg fortifié. Les anciens appelloienc unchâteau cafiellum. Paris, Dijon, Châlon, Mâcon , ôcc. ontporté le titre de caflrum. Quant au nom propre qu’ils ajou-toient à celui de caflrum , en parlant de Tournus, ils l’oncécrit différemment, aufli-bien que les écrivains du moyenâge. César , Strabon 6c Ptolomée n’en parlent point. L’iti-néraire romain la nomme Tinurtium ; la table de Peutinger ,Tenurtio ; un martyrologe attribué à saint Jérôme , Terno-cium ; saint Grégoire de Tours, Trinurcium , Bede ou Flore6c Adon dans leurs martyrologes, Trinorchium & Trenor-cium. On trouve encore Turnocium , Tenocium , Tornocium,Turnucum , &c. Dès le neuvième siécle, ôc long-tems aprèson a donné des noms différens au château , à la ville 6c à1 abbaye. Caflrum Trenorcium , dit Charles le Chauve dansfa donation , 8c Tornucium vìllam, Quant à Tabbaye, il lanomme abbatiam fan cl i Faleriani martyr is. Les prélats de laprovince,en confirmant la donation, Rappellent monafleritmTornucium , aufli-bien que le pape Jean VIII dans ses bulles.Aujourd’hui l’on ne se sert plus guères que du nom latinTrenorchium ou Trenorcium , qùi étoit celui du château, Scen françois du mot Tournus , qui s’est formé du nom de laville, Turnucium. Ce qui est compris maintenant sous lenom ôc dans l’enceinte de Tournus, étoit autrefois diviséen trois parties ; l’une étoit l’ancien château situé au midi,vers la porte de la ville , par laquelle on entre du côté deMâcon , 8c que L’on appelle encore U porte du chatel. II oc-cupoit presque toute cette partie de la ville qui fait à présentla paroifle de sainte Magdelaine. On y voit encore des ves-tiges de murailles 8c de cours, 6c une citerne qui émir, fansdoute, â l’ufage de cet ancien château. La deuxième étoitcette partie de la ville qui fait à présent la paroifle de saintAndré. La troisième étoit le monastère, 8e auparavant ré-gisse de saint Vaierien. Aujourd’hui que le château ne sub-siste plus, 6c que la place en a été renfermée dans l’enceintede la ville , rien n’est plus distingué de ceìle-ci que l’abbayedont elle dépend, 6c dont nous parlerons. La ville est divi-sée en deux paroisses , celle de saint André , qui est la plu*considérable ,6c celle de la Magdelaine. L’une 8c l’autre eft‘

desservie