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éfeísorvie parus curé Sc une société de prêtres qui doiventtous être nés dans la ville. Il y a à Tournus un hôtel-de-ville,composé d’un maire perpétuel, de quatre échevins choisis& Nommés par l’abbé , entre douze que le corps de la villeíui présente , d’un procureur du roi Sc d’un secrétaire. PaulMerula, Paradin , de Rubis Sc Ca fau bon croyent que labataille entre l’empereur Severe 8c Albin, son compétiteur ài’ernpire, se donna auprès de Tournus , parce que Spar-tien ,dans la vie de Severe, dit qu’elle fut donnée apud Ti-nurtïum -, mais comme Dion Sc Herodien , contemporainsde Severe , alsorent qu’elle se donna près de Lyon, dontTournus est: éloigné de quinze grandes lieues , il y a plusd’apparence que ce fut du côté de Trévoux, comme le veutle pere Chifflet, qui traite plus au long cette difficulté dansle chapitre 2 de son histoire , où il fait voir que, selon He-ïodien , il n’y eut qu’une bataille entre les compétiteurs ,quoique , selon Dion , il y ait eu deux chocs.
2. TOURNUS , abbaye célébré , hors l’cnceinte , 8c àî’extrémité de la ville du même nom , du côté du septen-trion ; elle n’en est pourtant íéparée du côté qu’elle la tou-che , que par ses propres murailles. Elle est située dans lelieu le plus élevé de Tournus ; elle est bâtie en forme ron-de, avec ses murs, ses crénaux , ses tours, ses sosies quifont déja presque tous comblés, Sc elle ressemble plutôt à unfort qu’â une abbaye. Il n’y avoir autrefois qu’une grandeporte avec un pont-levis Sc un ravelin du côté de la campa-gne , 8c du côté de la ville une autre porte que l’on nom-moit/<í Poterne anciennement U porte Orbe ; mais celle-cifut murée en i6;6 , après que l’abbé Louis de Chandeniercut fait faire une autre grande porte , & ouvrir la rue quiconduit à S. Valerien. L’abbaye doit son origine au tom-beau de ce saint qui y souffrit le martyre, & sur le tombeaudtiquel on bâtit d’abord une église, laquelle fut depuis érigéecn abbaye , que le roi Charles le Chanvre donna en 875 ,avec le château , la ville 8c tous les habitans aux religieuxbénédictins de S. Philibert ou de Noirmoutier. Ceux-cifont possédée jusqu a l’an 1623, qu’elle fut sécularisée 8cchangée en collégiale pelle est à préíent composée d’un abbétitulaire Sc d’un collège de douze chanoines, dont trois sontcn titre de dignité, le doyen, le chantre Sc le trésorier. U ya outre cela six demi-chanoines Sc six enfans de chœur. Lechapitre est soumis à la juridiction de levêque de Châlons,niais l’abbé a été conservé dans tous fes anciens privilèges Scdans son indépendance de l’évêquè ; il releve immédiate-ment du saint siège ; il est à la nomination du roi ; il n’estpoint obligé à résider. Quoique la simple tonsure suffisepour rendre habile â posiëder ce bénéfice , l’abbé a droitd’user de la croisé, de la mitre Sc des autres ornemens pon-tificaux, non-seulement dans l’abbaye, mais ausiì dans la vil-le. Il a fa mense séparée de celle du chapitre , auquel il estobligé de faire livrer annuellement une certaine quantité debled, de vin Sc d’argent. Il est seigneur haut justicier de laville de Tournus & des villages d’Huchisi , Plotes, Presti ,laCrot, S. Romain , Azé, Champagne , Scc. Sa justice estexercée dans l’enclos de l’abbaye , qui a son auditoire Sc fesPrisons établies. Le chapitre jouit encore des terres, des dr-ôles & des autres droits qui dépendoient des offices régu-lais avant la sécularisation. Le doyen en est institué parl’abbé sur sélection du chapitre. L’abbé seulnomme Sc insti-soe les autres chanoines , Sc le chapitre seul les demi-cha-n oines. II y en a qui prétendent que les abbés de Tournusfaisoient autrefois battre leur monnoie dans la tour desEchelles, appellée ausiì tour de la Monnoie. Autrefois les ha-bitans ne pouvoient convoquer aucune assemblée fans laPermission expresse de l’abbé Sc du couvent, Sc ils les re-voient alors dans l’abbaye. Depuis l an 1660 , l’abbé leur aPermis de s’asiembler dans la maison de la prévôté, qui estaujourd’hui rhôtcl-de-ville. Quatre auteurs ont écrit furI histoire de Tournus, outre Machoud Sc les auteurs desJrois Gaules chrétiennes, Falcon, moine de l’abbaye defournus dans l’XI e siécle, Pierre de Sainc-Julien de la mai-on de Baleurre, gentilhomme du voisinage de Tournus■tris le XVI e siécle, le pere Pierre-François Chifflet, jésui-te» & Pierre Juénin, chanoine de l’abbaye de Tournus.•le cardinal de Fieury étoit abbé de Tournus.
OURNV , bourg de France, dans la Normandie,II' 1 ft'j Ce ^ e Rouen , avec château Sc titre de marquisat.
e an s le Vexin Normand , au milieu d’une très-belle^ m P^Sne , fertile en bons bleds , chanvres Sc autres den-Res> 3 neu f lieues de Rouen, Sc à deux de Vernon , d’An-
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ffeîy 8c de Saint - Clair fur Epte, entre les paroisses deMezieres , Forêt, Guitry , Fontenay , Fours , Civière ,Escos, Háricourt Sc Panilieufe. L’égliíc paroissiale, dédiéeà Notre-Dame, est assez bien bâtie8c astèz propre. Le prieu-ré simple, situé au hameau de laTroudiere ,en dépend,Sc a fa part fur les dixmes, aussi- bien que le prieuré claus-tral des chanoines réguliers de Saustèufe , qui est dans levoisinage. Il y a dix-fept fiefs nobles, Sc six en roture, quirelèvent du marquisat de Tourny ; 8c l’an 1702 , le roiaccorda fes lettres parentes pour rétablissement d’un siègede justice royale en ce lieu-là. Le commerce y consiste eugrains 8c en toiles blanches qu’011 y fabrique. On yuent foire le jour de la fête de saint Matthieu. Le châteauest flanqué de quatre tours aux quatre angles. * Corn. Dict.Mémoires dressés fur les lieux en 1703.
TOUROislN' ou Turobin , petite ville de Pologne ,dans le palatinat de Lublin , selon Corneille , qui cite lesmémoires du chevalier de Beaujeu , Sc dans le palatinat deRussie, selon de l’Isie. Cette ville , ajoutent les mémoiresdu chevalier dc Beaujeu , est située à trois lieues de Che-breehin, elle a fes portes . Sc plusieurs maisons bâties debriques , avec une espèce de rempart-de gazon , pailissadéde planches en haut en forme de parapet. Elle a aussi uneplace Sc des églises exhaussées, qui la four remarquer deloin. Cette ville est des dépendances de Zamosch.
TOUROTTE ou Torote , village de France,en Pi-cardie , au diocèse de Soiísons , Sc néanmoins fur le rivagedfoìfde la riviere d’Oiíè , où les autres paroisses font dudiocèse de Noyon 8c de Beau vais. Les seigneurs de ce lieufont célébrés dans l’histoire. Alberic parle, dans fa chroni-que , d’un Jean de Thorote, châtelain de Noyon, qui épou-sa la veuve d’un comte à Soiísons ; de ces Tomate des-cendit Jean de Torote , archidiacre de Soiísons, qui, aucommencement du treizième siécle fonda un chapitre enl’églife de Notre-Dame de ce lieu , du consentement deNevelon de Cherify , alors évêque de Soiísons. Ce cha-pitre fut composé de six chanoines, Se la présentation auxprébendes fut donnée au doyen de la cathédrale; cepen-dant , fur les remontrances d’un chapelain de saint Pierre ,nommé Roger , que le même Nevelon lui avoir accordéun beau droit fur cette église , le chapitre de la cathédraleaccorda que ce chapelain Sc fes successeurs nommeroienca une de ces six prébendes, un clerc de leur chœur , Scque le même chapitre recevroit huit livres annuelles de1 église de Torote. Aujourd’hui il ne réside aucun cha-noine à Torote , vu la modicité des revenus. La maisonde Torote a donné des évêques aux églises de Lyon , deLangres, de Verdun Sc de Liège. Les seigneurs de celieu quicterent ce qti’ils avoient de bâtimens à Paris de-vant le portail de Notre-Dame, à Maurice de Suiii, évê-que au douzième siécle, pour y former une rue , qu’ona appellé depuis la rue Neuve Notre-Dame. On dit qu’ily a , dans l’églife de Notre-Dame de Torote , des reli-ques de saint Denys. Ce lieu n’a environ que quarantefeux.
TOUROUVRE, en latin Torrum Robur , bourg deFrance , dans le Perche , du diocèse Sc de sélection deChartres , a mille deux cents habitans. Il y a eu ancienne-ment, dans l’étendue de la paroisse de ce nom, qui esttrès-vaste, une ville nommée Mezieres, dans les vestigesde laquelle on trouve encore très fréquemment des mé-dailles d’or, d’argent Sc de cuivre du bas empire. Cetteterre , qui a été érigée en marquisat, appartient, depuisplus de trois cents ans , à !a maison de U Vove , danslaquelle elle est entrée par mariage.
TOURS , ville de France , dans la Tourame , â laquelleelle donne Ion nom , Sc dont elle est la capitale. Elle estsituée au midi de la Loire , entre ce fleuve & la rivierede Cher , nommé en latin Carus ou Caris , qui pafle aumidi de la ville, Sc va ensuite se jetter dans la Loire, L’ar:-*cien nom de Tours est Cafaroduntun ,, comme on voie dansPtolomée Sc dans la carte de Peuùngcr ; le mot Z)a» ,signifiant , dans la langue gauloise , une montagne oucolline, Cœfarodunum veut dire montagne de César. IIn’y a néanmoins à Tours aucune montagne , ni apparencequ’il y en ait eu , la ville étant située dans une grandeplaine , en lieu fort bas, entre deux rivières, de sorteque ce mot Dun doit avoir signifié une montagne 8c uneforteresse, comme parmi les François Sc les Italiens, leinpt R,91 OU Rçcca > signifie, non-feulement qq tocher,
Tm r. EEltll. *