iv;o TRE
prétentions les concessions des empereurs de la maison deffranconie, confit niées par ceux de la maison de Suabe.Ei£in , sélecteur Jacques d’Elz voyant qu’il n’y avoit pasde meilleur moyen pour la réduire que la force, Tafsiégeaen 1369, 8c l’auroit emportée,si l’empcreur Maximilien II& les électeurs ne se fuííent entremis de l’accommodement.11 fut arrêté que l’archevêque leveroit le siège ; qu’il entre-Toit dans la ville avec quelques troupes ; qu’on y logeroitl’état-major Lc fa garde , & qu à 1 égard du fond du diffé-rend , il s’en remettroit à leur jugement, f'empereur Ro-dolphe 11 prononça là deíîus en 1580 , déclara la villedéchue de ses privilèges ; 8c depuis ce tems-là les électeurs■en ont été les maîtres. L'électeur deTreves pollede encorequelques autres villes, comme Coblentz, Boppart, Ober-Wesel , Cocheim & Witlich. Comme archevêque, il apour fuffragans les évêques de Metz, deToul & de Ver-dun ; & comme électeur, il prend la qualité d’archi-chan-celier deTEmpire pour les Gaules; mais cette dignité n’estqu’un titre imaginaire , inventé par les Allemands , pourmarquer la prétendue dépendance du royaume d’Arles àl'égard de l’Empire. L’électeur de Trêves donne le premierion suffrage à sélection de l’empereur. 11 a séance vis-à vis■de lui dans les assemblées, & il alterne pour la secondeplace avec sélecteur de*Cologne dans le collège électoral.Il jouit de plusieurs beaux privilèges, il peut réunir à son-domaine les fiefs impériaux , situés dans ses états , fauted hom mage rendu dans le tems porté par les constitutions,impériales; il peut user du même droit queTempereur 8ai'Empire à l'égard des fiefs qui relèvent de lui, & qui fetrouvent vacans faute d’hoirs mâles, à moins q>ue les hé-ritiers ue produisent un privilège qui détpge a ce droit ; ilmet au ban ceux qu’il a excommuniés, S’ils ne se réconci-lient dans l’année ; & cette proscription a autant de forceque si elle étoit faite par les électeurs de I'Empire ; il a•dans la ville de Treves la garde-noble de tous les mineurs.On peut appeller de fa justice à la chambre impériale,parce que sélecteur Charles Gaspar de la Leyen ne fitpas confirmer, par Tempereur, le droit qu’ont les élec-teurs , d’empêcher qu’on ne puisse appeller de leur justice.* Had. Tài/ose, Notit.Gall. p. 58. Zeyler ,Topogr. archiep.Trevir. Kyriander , Histor. Trevir. Merccnius , Epit. ann.Trevir Bailles, Topogr. des saints , p. sOz.
z.TREVES , petite ville de France, dans TAnjou, élec-tion de Saumur, avec titre de baronnie & château. Foul-que Nerra fit bâtir ce château en un lieu qui s’appelloicpour lors Clémentine, & ce comte lui donna le nom de‘Trêves, ou parce que la trêve qu’il venoit de conclureavec Gédouin de Saumur , avoit été faite en ce lieu-là,ou parce qu’il avoit été bâti pendant cette trêve. Cette villeest fur la Loire, 8c à main gauche de cette riviere ; on yvoir le tombeau de Robert le Maçon , autrement RobertusLatonm , qui fut maître des requêtes , Sc ensuite chance-lier de France , & qui étoit seigneur de cette ville , l’ayantacheté par décret le 51 août de fan 1417 , sur Jacques deMontberon. Ce chancelier mourut l’an 1442. Trêves ap-partient aujourd’hui à M. le duc de Bourbon, & c’est unedes plus petites villes d’Anjou. Il s’y tient quatre foires paran, où l’on fait un assez grand commerce de porcs, depruneaux 8c d’aveine. * Piganiol , Descrip. de la France ,t.y, p. ït°-
;. TREVES Sl Cunault , bourg de France, dans TAn-jou , éleótion d’Angers.
i.TREVI, bourg ff’Italie, dans letat de l’Eglise, auduché de Spolete , près du Clitumno a la droite , environà cinq milles au midi oriental de Fuligno. On croit quec’est la ville Trebia des anciens. * Voyez Mutusc^e. Cetteville étoit épiscopale dans le cinquième íiecle. Elle rie Testplus. * Magtn , Carte du duché de Spolete.
Z.TRH.VI, en latin Treba , ville d’Italie, dans la Cam-pagne de Rome, à la source du Téveroné. Ce n’est plusaujourd’hui qu’un village. Il y eut autrefois dans ce lieu unévêché érigé par Pascal 11, vers Tan 1000. Il a été uni àAnagni par Alexandre IV, vers Tan iz6o.* Commaimille,Table des évêchés.
TREVICO, petite ville d’Italie au royaume deNaples,dans la Principauté ultérieure , en latin Trevicum 011 Fi-ats. Il y a dans cette ville un évêché suffragant de Béné-venr. Le pere Hardouin fait mention d’un nommé Bene-dicíus , évêque de cette ville 1 an 964. * Hardouin , Colsect.cenc. t. 6, p. 6} 2.
TRE
TREVIDON, lieu de la Gaule, an voisinage du pays despeuples Ruteni , selon Sidonius Apollinatis, in Propentic*ad Libel. vers. 52.
Ibis Trevidon, & calttmniojìs
Fictìmm nimis heu jugum Ruten'ts.
TREVîERES, bourg de France, dans la Normandie,'au pays du Beflìn , fous le diocèse 8 c élection de Bayeux,fur la rive gauche de TAure. On estime le veau 8 c le beurrede Trevieres : il y a haute justice. Cette terre a été érigéeen comté, en faveur de M. le président de Pellot. Il s’ytieht de gros marchés.
TREV 1 GNO , ville d’Espagne , dans la Biscaye & dansla petite province d’Alava. Elle est située fur une collineproche de la riviere Ayuda , 8 c est entourée de fortes mu-railles avec une citadelle. Il y a une fontaine renomméepour être miraculeusement sortie â Tendrait où le chevalde S. Firmin frapa du pied, lorsque les habitar.s avoiencgrande disette d’eau. Il y a trois paroisses. Sa fondation estattribuée à don Lopes Lainez; ensuite Sanche VIII, roíde Navarre, Tagrandit & y bâtit la fonereffe Ta# 1194.Elle est chef-lieu d’un comté que Jean II, roi de Castille,donna à don Diégue Gomez Manrique , grand sénéchal deLéon. Ce comté est passé dans la maison des ducs de Na-gera. Le terrain abonde en bled, fruits & verdures. * Rodr.Mènd. Silv. Pobl. gen. de Espana , p. 242.
TREVIRl ou Treveri , peuples de la Germanie , en-deça du Rhin. Ces peuples a voient, habité d’abord au-delà du Rhin : maison ne fait pas quel nom ils y porcoient,ni dans quel canton ils habitoient. Treviri , nom qui nese trouve nulle part dans la Germanie, doit être un nomde ligue. Tacite, Germ. 1 , c. 28 , en parlant de cespeuples & des Nerv'ti , dit qu’ils avoient Tambition d'afice-ler une origine germanique , comme si la gloire de cetteorigine les faifoit différer de la figure 8 c de Thumeur fai-néante des Gaules. César, Cicéron, Ptolomée & les poètesdisent Treviri ; 8 c presque tous les autres auteurs écriventTreveri. Cependant Titinéraire d’Antonin porte Trive-ri , & la notice de- I’Empire Triberi. Depuis qu’ils fu-rent en-deça du Rhin , on les considéra comme Belges.Pomponius Mêla, l.z, c. z , leur donne la gloire d’en êtrele peuple le plus célèbre. César , de bell. Gall. l. 5 , c. 3 ,dit que leur cavalerie étoit infiniment supérieure à celle desGaules , 8 c qu’ils avoient une infanterie nombreuse. SelonHirtius, /. 8, c. 25, le voisinage de la Germanie leucdonnant occasion d avoir continuellement les armes à lamain , ils ne différaient guères des Germains, ni pour lesmœurs, ni pour la férocité. Ces mœurs les distinguèrent desGaulois, 8 c les maintinrent libres depuis le tems dejaìe-Célar, jusqu’à celui de Vespasien.Durant cet intervalle ilsfurent feulement alliés & amis des Romains ; mais ayantpris part à la révolte de Civilis , Vespasien les en punir parla perte de leur liberté. Ils furent depuis sujets de Tempireromain jusqu’à fa chute ; qu’ils se liguèrent avec les Fran-çois. ( a ) Spener , Not. Germ.ant. 1 . 6 , c. 5. ( b ) Tacit.Hist. 1 . 4 , c. 66 .
Du côté du couchant & du côté du midi, la Meuse sépa-rait les Rhemi 8c les Nervii des Treviri , comme nousTapprennent César, Ptolomée 8 c tous les autres auteurs.Du côté du midi, les Trevi ri confinoient aux Medio-matrici, de façon néanmoins qu’il n’est pas possiblede marquer les bornes précises des deux peuples, nonplus que celles qui les séparaient des Vangiones & desTribocci. D11 côté de l’orient 8 c du côté du septentrion,les limites des Treviri paraissent avoir changé en différenstems. Lorsque César,/. 6 , c. 32, faifoit la guerre dansles Gaules , RsSegni , les Condrusi , les Carafii 8 c lesP amant habitoient au nord des Treviri , de qui ils dépen-doient, & leurs pays à cause de cela se trouvent souventcompris dans celui des Treviri. Quant aux bornes dutcôté de l’orient, le Rhin leur en fervoit, du moins en par-tie; car , selon César, A4, c. 6 & 10 , & les auteurs de forttems, les Treviri habitoient fur ce fleuve; mais onignora quel espace du rivage ils occupoient, & celui qu’ilsconservèrent dans la fuite , lorsqu’Agrippa du tems d’Ati-guste , transporta les Ubiens dans la Gaule , 8 c les plaçadans le pays des Segni 8c des Condrusi , qui faifoitpartie de celui des Treviri. La situation des peuples fetrouva alors changé». Les Treviri eiirent au septentrion