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Tome sixième. T - Z.
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TYNDARIDES ou Tyndarid.'E , lieu qu’Arríen ,i Peripl. p. 14, marque dans h Bithynie , fur le borddu Pont-Euxin, entre Pofìdeum & Nymphaum , à qua-rante cinq stades du premier de ces lieux , Sc à quinze dusecond. Denys le Périégete , vers. 688 , marque la terredes Tyndarides près de la Colchide , fur le bord du Pont-Euxin.

TYNDARIS. Voyez Tyndarium.

TYNDARIUM, ville de Sicile , fur la côte septentrio-nale. Ptolomée , l. 3 , c. 4 , la marque entre les embou-chures des fleuves Hélicon Sc Tymethus. Elle est nomméeTyndaris par Strabon , 1 . 6 , p 166 , Sc par Pline , 3,

c. 8 , qui lui donne le titre de colonie. Dans une ancienneinscription , ses habitans font nommés , Tynda-

rienfes , Sc dans plus d’un endroit des verrines de CicéronTyndaritani. Diodore de Sicile, £xrcs/>. Leg. ex lib . z z ,dit que Denys le Tyran donna ce terrein aux Messéniens,qui y bâtirent la ville de Tyndaris. Cicéron , Verr. z , Rap-pelle nobihjfima civitas : en divers endroits, Aftion, z , ;Ó 1 4, il la met au nombre des plus considérables de la Si-cile , & il ajoute : Ses habitans étoient les amis Sc les alliésdu peuple romain. Pline , l. z ,c. 9z , nous apprend quela mer avoir englouti la moitié de cette ville. Le reste estaujourd’hui détruit : on n’y voit plus qu’une église appelléesanóla Maria in Tindaro.

TYNDARIUM PROMONTORIUM , promontoirede Piste de Sicile , sur la côte septentrionale , selon Zo-nare , bell. Punie. I. x , qui dit qu’en Tannée 495 , Colis leconsulat d’Atilius Calatinus Sc de Caius Sulpitius, la flottedes Carthaginois se mit en embuscade à l’abri de ce pro-montoire. Il tiroir son nom dé la ville de Tyndarium , qui yétoit bâtie.

TYNDENSES , nom d’un peuple dont fait mentionAmmien Marcellin , l. 29 , c. 5. C’étoit un peuple de l’A-írique , aux environs de la Mauritanie Sitifense.

1. TYNDIS , village de l’Inde,en-deçà du Gange , dansla Limyrique. Arrien , z Peripl. p. 30, en fait un entrepôtconsidérable. Selon Ptolomée, hb. 7, cap. 1 , Tyndis étoitune ville.

2. TYNDIS , fleuve de l’Inde. Ptolomée marque sonembouchure dans le golfe du Gange, entre Sippara& Ma-pura.

TYNDRARII SCOPULI, écueils de la mer d’Egypte.Ptolomée, /. 4 , c. 5 , les met au nombre de crois.

TYNE, riviere d’Angleterre, dans le comté de Nor-tumberland, Voyez Tine , z.

TYNES , ville de Sicile , selon Etienne le géographe ;mais il y a grande apparence que c’est une erreur, Sc qu’aulieu de dire ville de Sicile, il devoir dire ville de l’Afriquepropre. Voyez Tymes Sc Tunes.

TYNIDR 1 MENSE OPPIDUM.Voyez Txiunudronum.

TYNIEC , ancien monastère de Pologne , à un millede Cracovie , fur les bords de la Wistule. ( a ) Casimir I,roi de Pologne, qui avoir été profès à Clugni, par recon-noistance pour ses anciens maîtres, Sc pour l’intérêt de sespeuples, demanda des religieux de cet ordre. Il en vintdouze dans fes états. Casimir fonda , pour eux , deux mo-nastères l’an 1044 , celui dont nous parlons, & celui deLeubus. Le premier abbé de Tyniec etoit un François,nommé ( b ) Aaron , qui parvint ensuite au siège épiscopalde Cracovie.( a ) Sarnic.annal. Pol. p. 1054, ( b ) Dlugojf,pag. 230. '

TYNIS. Voyez Tunes.

1. TYNNA , ville d’Asie, dans la petite Arménie. Pto-lomée , /. 5 , c. 7 , la marque parmi les villes de la préfec-ture de Cataonie.

2. TYNNA , fleuve de l’Inde , en-deçà du Gange. Sonembouchure est placée par Ptolomée, /. 7 , c. 1 , dans leP a ys des Arvares, entre Malange Sc Cotûs .Quelques exem-plaires écrivent Tyna pour Iy'Nna.

TYP^UM. Voyez Typée.

TYPANEìE & Typanei. Voyez Tympania.

TYPAS A. Voyez Ti p as a.

TYPÉE , montagne du Péloponnéíe , dans l’Elide. Enallant de Scillunte à Olympie , dit Paufanias, /. 5, c. 6 ,J Vant que d’arriver au fleuve Alphée, on trouve un rocher° n escarpé Sc fort haut, qu’on appelle le mont Typée.

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par laquelle il est

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c >eens, ajoute-r-il, ont uneor on ne de précipiter, du haut de ce rocher , toute fem-nie qui servit surprise assister aux jeux olympiques, ou qui

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même auroit paflé l’Alphée les jours défendus ; ce quin’étoit jamais arrivé qu’à une íeule temme nommée Calli-patire, selon quelques-uns, Sc Phérenice , selon d’autres.Cette femme , étant devenue veuve , s’habillaà la façon desmaîtres d’exercice, Sc conduisit elle-même son fils Pisidorea Olympie. II arriva que le jeune homme fut déclaré vain-queur : auffi-tôt fa mere , transportée de joie , jette Ionhabit d’homme & íaute par-deflus la barrière qui la tenoitenfermée avec les autres maîtres. Elle fut connue pour cequelle étoit ; mais on ne laissa pas de l’abíoudre, en con-sidération de son pere, de fes freres Sc de ion fils , quitous avoient été couronnés aux jeux olympiques. Depuiscette aventure, il fut défendu aux maîtres d’exercice deparoître autrement que nuds à ces spectacles.

TYPHAONIA-PETRA. Apollonius, hb. 2 , donne cenom à un lieu du mont Caucase.

TYPHAONIUM , montagne dont fait mention Hésio-de , in Sctito flercults. Tzetzès dit que cette montagne étoitdans la Bœtie.

. TYPHIUM, montagne de la Bœtie, selon Hésyche,cité par Ortélius. Typhium pourroit bien être corrompu

deTYPHONlUM.

TYPHOEUS , nom que Silius Italiens , 1 . 14 , v. 197 ,donne au mont Aetna , parce que quelques-uns vouloientqueTyphaon ou Typhon eut été enfoui fous cette mon-tagne. Il y en a pourtant qui mettent la sépulture de cegéant en différens endroits. Voyez Arima Sc Inarime.

TYPHON. Voyez Oron tes.

TYPHONIS- 1 NSULA, iste de la mer Méditerranée,aux environs de la Troade , & que quelques-uns nom-ment Calydna , selon Q. Smyrneus, hb. 1 , llii exiidii ,cité par Ortélius. Ce pourroit être la même iste que I.yco-phron appelle les rochers ou les écueils de Typhon , Typho-Nis Scopuli ; cependant, son commentateur Isacius veu»que ce soient des montagnes de Cilicie appellées Arimi.Pomponius Mêla, /. x , c. 13 , marque dans la Cilicie unecaverne nommée Typhoneum Specus.

TYPHRESTUS , montagne & ville de la Trachine , se-lon Etienne le géographe. Le grand Etymologique les mecdans la Ménalie. Ortélius croie que c’est la ville Tym-phrestus de StraJbon.

1. TYR , ville d’Asie, dans la Phénicie., fur le bord dela mer , au midi de Sidon. Cette ville , célébré dans l’his-toire sacrée Sc prophane, est des plus anciennes , quoiquebâtie depuis Sidon : car, íelon Justin , lib. 18 , cap. 3 , lesSidoniens en furent les fondateurs, Quinte Curfe veut queTyr Sc Sidon soient de la même ancienneté , Sc qu ellesayent été bâties par Agénor , fils de Cadmus -, mais il y agrande apparence que Sidon est plus ancienne ; car ellesubsistent du rems des patriarches , au lieu que nous nevoyons pas même que Tyr existât du rems de David. Stra-bon , 16 , confirme ce lentiment, quand.il dit que les

poètes parlent davantage de Sidon que de Tyr , Sc qu’Ho-mére ne fait aucune mention de cette derniere ; mais qu’ilparle de Sidon Sc des Sidoniens. La ville de Tyr fut pour-tant attribuée à la tribu d’Aser , de même que les autresvilles maritimes du même canton ; mais outre qu’il ne pa-roît pas que les Aférites en ayent jamais chassé les Chana-néens , il y a de fort habiles gens qui soutiennent que Tycn’étoit pas encore fondée du terns de Jofué, Sc que Mibzar -scor , que Fauteur de la Vulgate a traduit par urbem muni*tijfimam Tyrum , n’est point la ville de Tyr. Isaïe, cap. %3 ,vers. xz , d’un autre côté , nomme Sidon la fille de Tyr ,c’est-à-dire , sa colonie. Joseph , ant. I. 8 , c. 2 , dit que Tyrne fut bâtie que deux cçnts quarante ans avant le temple deSalomon ; ce qui revient à Fan du monde Z760 , & à deuxcents ans depuis Jofué. Hérodote , /. 2 , c. 44 , a écrit queles prêtres de Tyr disoient que le temple d’Hercule , decette ville , avoit été bâti, avec la ville, deux mille troiscents ans avant le rems auquel il ecrivoit, c’est-à-dire ,avant l’an 3 396. En forte que Tyr auroit été fondée en Fandu monde 1296, Sc lix cents cinquante-six ans avant ledéluge ; ce qui est insoutenable. * Jofué , 19,2.9.

Mais il semble,dit dom Calmer, qu’on peu t concilierces diversités en reconnoissant deux villes de Tyr ; l’uneconnue des anciens fous le nom de PaU-Tyros ,Sc l’autrcnouvelle, nommée simplement Zor ou Tyr. La premiersétoit bâtie fur le continent, à trente stades de la seconde,Sc du côté du midi, félon Strabon , lib. 16. C’est dans îapremière qu’étOst le temple d’Hercule , dont les prêtres de

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