NEUVIÈME TABLEAU
DE LA RÉVOLUTION.
Aîtd ïs que Paris était livré au tumulte et aux désordres dont les tableaux précédenspriment qu’une faible partie , les troupes répandues aux environs de la capitale^îent la menacer d’un siège ou d’un blocus. C’était le résultat des mesures prises
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séance royale du 23 juin. Dès-lors le renvoi des ministres avait été décidé. On
neterminé le roi à des mesures de rigueur ; et le choix même des nouveauxbistres attestait cette effrayante résolution. Inquiets cependant de l’esprit nouveau^ ils avaient vu se développer rapidement, plus alarmés encore de l’insubordination, & ar des-françaises , ils avaient appelé les régimens qu’ils avaient crus les plus attachés^ °béissance, à une exacte discipline , mais alors ébranlée partout et même dans lese ^s. On avait cru la raffermir et la fortifier parmi les soldats en mettant à leurj ^ maréchal de France célèbre dans la guerre. M. de Broglio , désigné depuisë'temps comme un des généraux que la France opposerait le plus heureusement àes et inemis étrangers , fut choisi pour s’opposer aux Français dans la guerre élevée^ re eu x et l’aristocratie féodale et sacerdotale. Il eut sous ses ordres une véritablep ïïl ^ e j °n porte à plus de trente mille hommes le nombre des soldats qui environnaientl’était le parti le plus funeste que l’on pût faire prendre au monarque ; aussi
^ °n beaucoup de peine à l’y résoudre; et, pour y réussir , il avait fallu le remplirj dusses terreurs : on lui montra les troubles de Paris sous un aspect formidable pour^ sûreté publique ; ces troubles furent le prétexte dont on se servit pour arracher de1 °rdre de faire venir ce grand nombre de régimens. On supposait que plus ce nombre
Se i'ait
considérable , plus le péril paraîtrait grand au roi , que l’on voulait tromper. On^ re qu en voyant le maréchal de Broglio mandé de Lorraine , le roi en pleurs se jeta^ ses bras , et lui dit : « Que je suis malheureux ! J’ai tout perdu, je nai plus lej cciir de mes sujets, et je suis sans finances et sans soldats. » Le roi se trompait surPremier point : sa personne alors était encore aimée. Mais puisqu’il n’avait point deats , ce n’était donc point d’eux qu’il fallait rien attendre ; et d’ailleurs , quand il
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