DOUZIÈME TABLEAU
DE LA RÉVOLUTION.
PILLAGE DE SAINT-LAZARE.
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événement funeste dont le tableau enjoint n’a pu présenter que quelques traitsP ri Hcip aux est ^ ^ tous j es désastres précurseurs de la révolution , celui qui l’annonçait° Us les auspices les plus sinistres. Il rassemble des circonstances qui font frémir. Nousda^ r ^ mer ° nS ^ GS P^ us horribles j dont le souvenir , presque perdu, a été comme engloutiails le torrent rapide des évènemens qui se succédèrent d’heure eu heure dans cettea Uie à jamais mémorable.
f hindi i3 juillet , à deux heures du matin, pendant qu’à l’extrémité de chaquedes °. tlr ^ ^ es barrières incendiées fumaient encore , tandis que le plus grand nombre( c >' C1 . to yens, après avoir vu l’incendie éteint, se retiraient chez eux, des brigandsle ^ nom T 1 ds se donnaient eux-mêmes ), des brigands se rassemblèrent derrièrec ïtl0li hn des Dames de Mont-Martre , et là tinrent conseil pour savoir par où ils-j-^enceraient leurs forfaits , qu’ils appelaient leurs exploits.
^ e s Uns voulaient débuter par le prieuré de Saint-Martin , les autres par d’autress °us religieuses , lorsqu’un d’entre eux demande la priorité pour la maison de Saint-j aZar e ; la priorité, ce fut son terme , ces misérables se faisant un jeu d’imiter , dansconciliabule, les formes usitées dans les assemblées populaires, et d’en reproduireeïïle l es expressions. Cette motion contre Saint-Lazare ayant eu la majorité , un des^bres fit ajouter, par amendement , disait-ùl, qu’après l’incendie de Saint-Lazare ons an Ce< ^ ra ^ t ^ celui des maisons religieuses , et ensuite de toute maison réputée riche ,ç eïl épargner une seule , à moins qu’on ne rencontrât une résistance insurmontable.^ aillei:i dement, qu’on avait écouté dans le plus profond silence * fut reçu avec accla-°n et décrété unanimement.
oh ‘ ^ assa ensuite à la nomination des chefs , entre les mains desquels on jura uneq n 1SSance aveugle en tout ce qui serait commandé pour l’exécution des projets convenus.Y U1: ass igné à ces chefs une décoration visible , arborée à l’instant ; c’était un rubani*Ùe fU* n °^ r * bottant auprès de la ganse du chapeau. Toute arme offensive leur futUs d ^ ’ Gt Une canne 0UL un bâton fut dans leurs mains le signe du commandement,déb eVa * e nt de plus s’abstenir du pillage ; condition qu’ils acceptèrent, après quelques
ùias ainsi tout réglé , la horde se mit en marche ; armée de bâtons > de sabres -, de(jj ^ 5 trouves dans les bureaux des barrières. Ils arrivèrent sans bruit, a trois heuresnoiî ? atln » devant une des portes de Saint-Lazare , où se fit sur le champ l’appelai 0rs mal devait précéder l’expédition. L’appel ne fut pas long , les associés n’étant
quarante-trois , en y comprenant les chefs.
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