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TREIZIEME TABLEAU
DE LA RÉVOLUTION.
®NLÈVEMENT des armes aü garde-meuble,
LE LUNDI i 3 JUILLET 1789.
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° s lecteurs s’aperçoivent sans doute d’une des principales difficultés attachées aue encore plus qu’à l’ordonnance de cet ouvrage , moins favorable souvent à l’historien|j, l ^ atl peintre. C’est surtout dans l’histoire des premiers jours de la révolution que cettej lGl dté se fait remarquer, en rendant plus sensible la disproportion des moyens entre^ Plume et le pinceau. Aux premiers momens de l’insurrection parisienne , la multitude^ tableaux simultanés , ou rapidement successifs , sert à souhait le talent de l’artiste ,ls que l’historien , dans une dépendance plus ou moins gênante , rencontrant un^ tantôt trop fécond 7 tantôt trop stérile y se voit forcé de resserrer l’un, d’étendre^ re ? au gré d’une convenance étrangère ; subordination pénible dans le sujet actuelUous borne au récit d’un évènement particulier, celui de la prise des armes au
^.Meuble.
^°u s espérons pouvoir dédommager un peu nos lecteurs, lorsqu’après ces premiers
| Urs de fougue et d’effervescence , la révolution , marchant d’un pas moins précipité ,
ra d’un tableau à l’autre l’intervalle d’un temps plus considérable. C’est alorsqu’ij 1 c
^ nous sera permis de sortir du cercle où nous sommes quelquefois contraints de
^ tenir renfermés. La scène , resserrée jusqu’ici dans l’enceinte de Paris , n’aura de
^ que la France , et nous ne serons plus réduits à n’offrir à nos lecteurs que l’histoire
Set d jour , ou même , comme aujourd’hui , d’un seul moment.
• 6 ta ^ eau précédent nous a montré tous les habitans de Paris devenus guerriers ;
plupart de ces guerriers étaient sans armes. Un arrêté du comité permanentavajj- &
> comme nous l’avons dit , ordonné la fabrication de cent mille piques ou hallebardes :éta' Gllre après > toutes les forges de la capitale y étaient employées -, et plusieurs églises^t changées en ateliers de fonderies , où l’on coulait du plomb pour faire des balles de' Au milieu de cette fureur générale qui avait fait chercher des armes partout où l’onapposait, aux chartreux , aux célestins , dans plusieurs autres maisons religieuses ,
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