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DE LA RÉVOLUTION.
yeux moins prévenus , la menace du brigandage. Cependant cette seconde troupedéclara qu’elle ne voulait causer aucun dommage, mais seulement faire la visite de laïïlaiS0n - Ou leur représenta que leur seule multitude pouvait occasionner quelque dégât,°u leur proposa de choisir un certain nombre d’entre eux pour s’assurer qu’il ne restaitPtas d armes. La proposition fut acceptée , et les députés introduits , tandis que la foulere pandait dans les cours. Il est vrai que , dans cette foule , quelques mal-intentionnés,arr ogeant les droits de la députation , osèrent arbitrairement se confondre avec elle,Parcoururent différentes salles et cabinets. Un d’eux , ayant vu le bouclier d’argentpion l’Africain , voulut s’en emparer ; tentative dont il fut châtié sur-le-champ.
de SciV
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eux-tu , lui dirent ses camarades , nous faire prendre pour des voleurs ? Il s’excusa ,^ re présentant que le bouclier était une arme défensive , quoiqu’il fut d’argent : l’excuseM agréée , mais le bouclier de Scipion fut remis à sa place , et y resta , malgré le péril° u le Garde-Meuble fut exposé par les visites de quatre ou cinq compagnies qui seUcc édèrent jusqu’à dix heures du soir.
■^a dernière de ces visites fut la plus périlleuse. Les approches de la nuit favorisantMauvais desseins de quelques brigands mêlés dans la foule , il fut question , pourhûs j de brûler la maison , sous prétexte qu’elle appartenait au roi , comme toutesr ichesses qu’elle renfermait. Déjà des scélérats applaudissaient à cette idée, lorsqu’unMalheureux, presque nud , s’écria d’une voix sonore , Non y non , et demandant duj Mce ^ ajouta , Tout est à la nation. Ces derniers mots furent répétés généralement par^ r °upe , et sauvèrent la maison , qu’un incident nouveau préserva tout-à-coup dedanger. On annonça que des dragons accouraient pour sa garde. La frayeur seP a *idit parmi les assistans , qui prirent la fuite et disparurent. Les habitans de l’hôtel,Assurés , regardèrent comme un bonheur inoui d’avoir sauvé leurs propriétésP ar ticulièr es t et d’avoir vu presque impunément cinq ou six milliers d’hommes sans^ , indépendans de toute autorité , parcourir librement une maison qui contenait
k?. S fleurs de plus de cinquante millions en tapisseries , ameublemens , curiosités ,h°Ux ûe toute espèce , et même , dit-on , les principaux diamans de la couronne. LaSUr pri Se des officiers du Garde-Meuble dut être encore plus grande le lendemain, lorsqu’ilseïlt plusieurs de ces prétendus brigands qui leur apportaient quelques armes d’une
aleu r pj Us ou mo i ns g ran( Je , en disant que, n’étant pas de défense, elles leur étaientMutiles
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1 Uous insistons sur ces détails , c’est qu’en indiquant les dispositions du peuple ilseïl t a repousser les accusations de ses ennemis , qui ont essayé de déshonorer lesP e Uiier s mouvemens de l’insurrection en la représentant comme l’égarement d unePulace effrénée , guidée par l’espoir du vol et du pillage : accusation absurde, contre^ Quelle le peuple protestait d’avance par sa conduite au Garde-Meuble et par celle quillendemain à l’hôtel des Invalides . Le besoin d’être armé fut évidemment le seul^ de ces deux invasions ; et, le soir même , un pauvre artisan montrant avec orgueil®P e e de Henri IV , mais de fer et d’un travail grossier , refusa de 1 échanger contren lo uis d’or et une riche épée que lui offrait, le mardi , à l’hôtel des Invalides , unlto yen opulent. La vôtre est plus belle, dit-il, mais ce n’est pas celle du bon Henri.