SEIZIÈME TABLEAU
DE LA RÉVOLUTION.
LA PRISE DE LA BASTILLE , LE 14 JUILLET 1789.
été^ ^ Se Bastille • Voilà le jour , l’instant d’où date la révolution. Qu'eût - elle
téri* lf 11 * SanS ce ** e P rem ière victoire ? Est-ce sous le canon de la Bastille minis-e e q ue les représentans du peuple eussent promulgué la déclaration des droits deŸen 1111116 ? ^ GS ava ^~ on P as vus , quelques semaines auparavant, menacés des
d eg ^ e ^. nces despotisme pour avoir réclamé les droits du peuple contre les prétentionsr ess ° r reS A P r i v dégiés ? Bien plus : tandis qu’on attaquait, qu’on prenait cette forte-assié * meme deux jours après qu’on l’eut prise, ne se trouvaient-ils pas encoreest e ^ GS ’ entour ® s de canons, et exposés à des périls toujours renaissans ? Mais la Bastilleconquise ; tout change. Les ennemis de l’humanité frémissent en vain. Ils voient
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ces * composer auprès d’eux , au milieu d’eux , la déclaration des droits. Et, pendantnie s n °^ eS * ravaux > I e peuple s’empresse à démolir de ses mains l’odieuse forteresse. Il^ Ure dun œil brillant de joie la décroissance de ses bastions. Il croit saper, miner,^Uanteler en quelque sorte le despotisme. Il hâte l’instant de voir s’écrouler l’orgueilses tours , l’orgueil et les espérances de ses oppresseurs. Tout tombe 5 et bientôtive l’heureux jour où il offre à ses représentans , pour salaire de leurs travaux ,e grande charte de la nature , ces mêmes droits de l’homme empreints sur la pierrel’h erra ^ ne en f° u ie dans les fondemens de l’horrible édifice où , pendant quatre siècles,^manité avait reçu de si sanglans et de si inconcevables outrages.
as semblons , en présentant l’aspect de cette forteresse , les principales circonstancese Sa conquête.
tou* 3118 Une vas * e enc einte , entourée d’un fossé large et profond , s’élevaient huitS ron des dont les murs avaient six pieds d’épaisseur , unies par des massifs deen ^ 0ïllleiae encore plus épais. Tel se montrait le château appelé la Bastille , défenduOre dans 1 intérieur par des bastions, des corps-de-garde , des fossés traversés dede ^ se P ara ient différentes cours , dont la première présentait trois pièces
ses Caïl ° n char & ées a mitraille, et en face de la porte d’entrée. Quinze canons bordaienteiïl parts • et vingt milliers de poudre , introduits depuis deux jours , au momenttous les Parisiens étaient devenus soldats , devaient servir le feu de son artillerie.Yüatre-vingt Suisses ou invalides formaient'sa garnison. Des monceaux de pierres^cumulées sur les remparts et sur les bastions devaient les préserver d’un assaut. C’estv e a T 1 ®. le g° uv erneur , détesté du peuple , croyait pouvoir le braver. Mais tous lesUx étaient tournés vers cette forteresse. Dès le matin, ces mots, A la Bastille ! à la
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