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Tome premier.
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VINGT-CINQUIÈME TABLEAU

DE LA RÉVOLUTION.

BEZENVAL conduit et enfermé dans un vieux château

fort a BRIE-COMTE-ROBERT , ESCORTÉ PAR LA BASOCHE ,LE io AOÛT 1789.

T,

•D’assemblée constituante avait organisé assez facilement les assemblées primaires etks municipalités. La nouvelle division de la France en départemens, en districts et encantons , n’occasionna que des faibles réclamations ; mais il était presque impossible ,dans les premières crises d’une révolution qui changeait entièrement l’organisations °ciale d’une grande nation , que les législateurs , gênés par les décombres dont ilss étaient environnés , pussent atteindre ou ne pas dépasser le but. Peut-être même•foraient-ils où ils en voulaient venir. « Il n’appartient, dit Montesquieu , de proposern de grands changemens qu’aux hommes assez heureusement nés pour pénétrer d’un>J coup-d’œil de génie toute la constitution d’un état. On sent les abus anciens , on en voitM la correction - 7 mais on ne voit pas les abus de la correction. On substitue souvent au mal)! un mal encore plus funeste. Il faut une grande sagesse , beaucoup de circonspection ,et une profonde maturité de jugement , pour établir une constitution nouvelle chezn u ue nation dont les lois , les usages , les mœurs et les préjugés , sont intimementM r éunis , depuis un grand nombre de siècles , par les liens presque indestructiblesM de l’habitude. » Dès que l’assemblée constituante eut établi la déclaration des droits,elle aurait dû se hâter de faire connaître au peuple ses devoirs ; elle se contentadorganiser provisoirement quelques tribunaux de justice. Une de ses plus utiles, maisMalheureusement insuffisantes opérations , fut l’érection du châtelet en cour supérieurepour juger en dernier ressort les crimes de lèse-nation. Les premiers procès de cetteBature jugés par ce tribunal furent ceux de M. de Bezenval et de M. Augeard. LaPremière de ces deux affaires , peu importante par elle-meme , le devint infinimentpar les circonstances qui l’accompagnèrent. Il faut ici se reporter au moment ou 1 effer-vescence du peuple, ayant répandu , après la prise de la Bastille , une terreur generale ,Mm. d’Artois , Condé , Broglie , précipitèrent leur fuite hors du royaume. M. deÉezenval, fort sans doute du sentiment intime de son innocence , cru ne pas devoir

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