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dait par l’hyilrogène, et armé de robinets qui permettent d’y faireégalement le vide. On a d’ailleurs déterminé exactement le poidsde ce tube ; le cuivre étant chauffé au rouge, on ouvre celui desrobinets par où doit arriver l’air, qui se précipite alors dans letube où il cède à l’instant son oxygène au métal. Au bout de quel-ques minutes on ouvre le second robinet, ainsi que celui duballon, et le gaz azote se rend dans le ballon vide. Los robinetsdemeurés ouverts, l’air afflue, et à mesure qu’il passe dans le tubeil y abandonne son oxygène ; c’est donc de l’azote pur que le ballonreçoit. Quand il en est plein ou à peu près, on ferme tous les ro-binets. On pèse ensuite séparément le ballon et le tube pleins d’a-zote; puis on les pèse de nouveau après y avoir fait le vide. Ladifférence de ces pesées donne le poids du gaz azote. Quant aupoids de l’oxygène, il est fourni par l’excès de poids que le tubequi contient le cuivre a acquis pendant la durée de l’expérience.
Fig. 3.
Explication de i,a fig. 3. — X, Tube allant chercher l’air hors de la cham-bre ; — L, Tube de I.iebig avec potasse concentrée ; — TT, Tubes avecponce humectée de potasse ; — Ti, Potasse caustique ordinaire en mor-ceaux:— T", Potasse caustique rougie en morceaux ; — L 1 , Tube deLiebig avec acide sulfurique concentré; — TT"', Tubes avec ponce hu-mectée d’acide sulfurique concentré ;— CC.', Tulie en verre dur remplide cuivre obtenu en réduisant l’oxyde par l’hydrogène ; — RR, Robinetsqui permettent de faire le vide dans le tube; — B, Grand ballon videdans lequel se précipite l’azote lorsqu’on ouvre le robinet R.
« Nous devons dire sur quoi se fonde notre conviction relati-vement à la base même du procédé, c’est-à-dire, l’absorption to-tale de l’oxygène de l’air qui passe par le tube au moyen du cuivre.
» La rapidité du courant d’air qui traverse le tube a nécessai-rement de l'influence sur l’absorption de l’oxvgène ; il ne faudraitpas l’exagérer. Cependant nous avons vu qu’elle pouvait êtreassez grande. En effet, nous avons souvent lait passer plus dedix litres d’air par heure au travers des tubes, sans que l’absorp-tion d’oxygène en parût en rien altérée. Ordinairement nous de-