ajouté un obturateur en verre, qui en fait un instrument toutspécial.
Cet instrument consiste donc en un tube de verre fermé par uneextrémité, de 30 centimètres de longueur totale, et d’un diamètreintérieur de. 13 millimètres. Une partie de ce tube, dont la capa-cité (dans la portion graduée) est de 50 centimètres cubes, a étédivisée en 100 parties ou degrés, représentant chacun un demi-centimètre cube. La partie du tube qui n’est pas graduée n’offrequ’une longueur de 3 centimètres. Ce tube, usé à l’émeri à son ex-trémité inférieure, entre dans un obturateur qui s’y ajuste à sonbouchon de verre. Cet obturateur est creux comme un dé à cou-dre, et présente un rebord supérieur et un rebord inférieur. Lalongueur de l’obturateur est de 4 centimètres, et sa profondeurde 3 centimètres.
Manière d’opérer .—On remplit le tube d’eau, puis on laisseécouler ce liquide jusqu’à ce que l’air à analyser occupe tout l’es-pace compris entre zéro et 100 degrés. Si l’on suppose que l’aircontient de l’acide carbonique dans une proportion anormale, onintroduit un petit morceau de potasse dans le vide de l’obtura-teur, et l’on ferme le tube. On agite ensuite pendant deux ou troisminutes, on plonge dans l’eau l’extrémité inférieure du tube, etTon note la quantité de gaz absorbé, ce qui indique celle de l’a-cide carbonique anormal. Lorsque l’air ne contient plus que del’oxygène et de l’azote, on introduit dans l’obturateur 2 grammesde potasse caustique et 5 grammes de sulfate de protoxyde defer récemment cristallisé ou bien conservé. On plonge ensuitel’obturateur dan^Teau, on fait dégager les bulles d’air qui peu-vent adhérer à la potasse et au sulfate ferreux, puis on fixe avecsoin le tube dans l’obturateur, et Ton retire l’appareil de l’eauquand on s’est assuré que le tube est parfaitement fermé. Alorson l’agite horizontalement et sans cesse pendant une demi-heure,qui suffit, en opérant sur l’air normal, pour que tout l’oxygènesoit absorbé. On plonge alors dans Tenu l’extrémité inférieure del’instrument, on laisse écouler la bouillie liquide formée parl’oxyde de fer, on lave le tube sans laisser rien perdre du résidugazeux, et Ton fait affluer le liquide extérieur avec le liquide in-térieur ; puis on note la quantité de gaz qui a disparu, ce qui re-présente l’oxygène. En opérant avec soin sur de l’air normal, ily a 21 degrés (l’absorbés, et il reste 79 degrés, qui représententla proportion de l’azote. Si, après la demi-heure expirée, on craintque tout l’oxygène ne soit pas absorbé , on desserre légèrementl’obturateur plongé dans l’eau, en opérant un mouvement de tor-sion. On laisse ainsi rentrer un peu d’eau, qui remplace le gaz ab-