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Chimie / A. Bouchardat
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3i CHIMIE.

sorbé. On agite ensuite de nouveau pendant huit ou dix minutes,et l’on recommence l’essai qui vient d’être indique. Si alors onne voit aucun changement à la hauteur inte'rieurc du liquide,l’absorption est complète, cl l’opération est terminée.

Théorie. — Dans cette operation, la potasse s’empare de l’acidedu sulfate ferreux, et précipite son oxyde à l’état d’hydrate, quiest hlanc ou blanc grisâtre, mais qui se colore bientôt en vert, envert foncé, puis en vert noir, quelquefois mélangé de rouille parl’absorption de l’oxygène.

11 nous resterait à parler de la composition de l’air confiné etde l’air rendu insalubre, soit par des miasmes, soit par des gazétrangers. Mais, comme cette exposition exige des connaissancesque nous n’avons point encore, nous en traiterons au chapitregénéral des applications.

Occupons-nous maintenant de donner les principales proprié-tés, d’indiquer la préparation de cette partie active de l’air, del’oxygène en un mot.

OXYGÈNE. Air déphlogistiqué, air vital, air éminemment respi-rahlc. —11 fut découvert par Priestley au mois d’août 1771 ; sonexistence avait été soupçonnée par Geber , au ix e siècle ; parJean Rey, au xvn e ; c’est Lavoisier qui a fait apprécier le rôleimmense qu’il joue dans la nature; c’est un gaz incolore, insi-pide, inodore et permanent. Sa pesanteur spécifique est de 1,1057,celle de l’air étant prise pour l’unité ; son poids atomique, auquelon compare celui des autres corps, est 100. Soumis à une fortepression, il laisse dégager du calorique et de la lumière; effet quiest dû à la combustion partielle de l’huile dont le piston est en-duit. C’est de tous les gaz celui qui réfracte le moins la lumière,puisque sa puissance réfractive n’est que de 0 , 861016 , comparéeà celle de l’air. Il est de tous les corps le plus électro-négatif.

Caractères. — L’oxygène se combine avec tous les corps sim-ples, tantôt avec dégagement de calorique, tantôt avec dégage-ment de calorique et de lumière ; souvent même il s’y combine enplusieurs proportions. Très-souvent cette combinaison se fait di-rectement. Soitdu charbon, du phosphore, du soufre, du fer, etc.,présentant un point en ignition ; si on les plonge dans ce gaz,l’absorption a lieu promptement avec dégagement de caloriqueet de lumière. L’eau ne le dissout qu’en très-petite quantité.

Usages. — Pour se faire une idée de ses usages, il suffit de direqu’il fait partie de l’air atmosphérique ; qu’il est le seul gaz quipuisse entretenir la vie ; qu’il fait partie de tous les oxydes et debeaucoup d’acides; qu’cnliu c’est lui qui joue le rôle le plus im-portant dans le phénomène qu’on nomme combustion.