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Chimie / A. Bouchardat
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35
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COMBUSTION ET FLAMME. 35

Préparation. — Plusieurs procédés peuvent être suivis pourextraire l’oxygène. Leplus économique con-siste à chauffer jus-qu’au rouge, du bi-oxyde de manganèse,dans une cornue degrès lutée C ( fig. 5 ),disposée dans unfourneau à réverbèreEF ; bientôt l’oxygènese dégage, et est con-

duit par un tube recourbé, sous une cloche pleine d’eau D. Ce quireste dans la cornue n’est plus que du protoxyde môle d’un peude bioxyde. Ce procédé ne le donne pas très-pur. Pour l’avoir tel,on chauffe, dans une cornue de verre , du chlorate de potasse, etl’on opère de la même manière. Le résidu estformé, dans ce cas,de chlorure de potassium ; ce que l’on concevra, si on fait atten-tion que le chlorate de potasse peut être représenté par du chlo-rure de potassium, plus de l’oxygène.

On pourrait le retirer aussi de beaucoup d’autres oxydes.

COMBUSTION ET FLAMME. — La combustion est aujourd’huidéfinie : un phénomène général qui a lieu quand les corps se com-binent avec dégagement de calorique et de lumière. La plus re-marquable expérience pour démontrer cette propriété, est due àIngéniions. On prend un bout de fil de fer très-fin BC (fig. 0),tourné en spirale; on fixe l’une de ses extrémités B, dans un bou-chon de liège A, destiné à boucher la bouteille DEFG ; on attacheà l’autre extrémité de ce fil de fer un petit morceau d’amadou C.Ces choses ainsi disposées, on emplit avec de l’oxygène la bou-teille DEFG ; on allume l’amadou C, puis on l’introduit prompte-ment, ainsi que le fil de fer BC, dans la bouteille, et on la bouchecomme on le voit fig. 6. Aussitôt que l’amadou est plongé dansl’oxygène, il commence à brûler avec un éclatébouissant; il communique l'inflammation au fer, 6-

qui brûle lui-même en répandant de brillantes étin-celles, lesquelles tombent au fond de la bouteille,en globules arrondis qui deviennent noirs en se re- »froidissant, et qui conservent un reste de brillantmétallique. Le fer ainsi brûlé est plus cassant et plusfragile que ne le serait le verre lui-même ; il se réduitfacilement en poudre et est encore attirableàl’aimant,moins cependant qu’il nel’était avant sa combustion.