RECOMPOSITION DE L’EAU. 89
de verre en morceaux, ce qui donne aux liquides un dévelop-pement de surface convenable à l’action qu’ils sont destinés àexercer.
» Ordinairement à la fin de l’expérience, dans les tubes quiont près d’un mètre de longueur, la partie colorée par la forma-tion du sulfure de plomb ou la réduction des sels d’argent, formeune zone qui ne dépasse guère trois ou quatre centimètres.
» Le gaz passe ensuite dans dos tubes semblables, pleins depierre ponce , humectée par une dissolution de potasse concen-trée ; de là, dans un tube qui renferme de la potasse en mor-ceaux ordinaires; puis dans un autre qui contient de la potassecaustique qui a été chauffée au rouge.
” L’hydrogène qui a subi ces purifications est parfaitementinodore. 11 m’est souvent arrivé d'en perdre une centaine delitres dans mon laboratoire, sans apercevoir la moindre odeur.
” Mais ce gaz n’est pas encore sec, et j’ai employé pour le des-sécher , tantôt l’acide sulfurique concentré, tantôt l’acide phos-phorique anhydre.
” L’acide sulfurique convient très-bien quand on opère enhiver, ou bien qu’on a soin de. maintenir les tubes desséchants àzéro, en les entourant de glace. Mais j’ai souvent employé l’a-cide phosphorique. anhydre comme dessiceant. Dans ce cas je ledivise, au moyen de gros fragments de. pierre, ponce. L’hydrogènepur et sec est perdu pendant quelques heures, afin de balayer toutl’air des appareils.
» I/oxyde de cuivre est placé dans un ballon en verre très-dur(fig. 25), où il peut éprouver la chaleur rouge pendant une jour-Fig. 25.
Implication de li figure. — F , Flacon dans lequel l’Iiydrogt'-ne se pro-duit; — E, Entonnoir à robinet contenant l’acide sulfurique; — A,