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Chimie / A. Bouchardat
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158 CHIMIE.

était sufiisamment prolongée, on obtenait du fer métallique très-pur. Selon Capitaine, le poids atomique du fer serait 321, et nonpas 339, comme on l'admettait d’après M. Berzélius .

CARBURES DE FER. — Les diverses espèces de fontes et d’a-ciers sont des mélanges en diverses proportions de fer, de carburede fer, de siliçure, phosphure, etc. Les carbures en proportionsdéfinies ne sont point aussi bien connus, et quoique celte étudepourrait jeter beaucoup de jour sur la cause de certaines propriétésdes fontes et des aciers, on lie l’a point encore faite avec détail.

M. Gay-Lussac a fait, dans l’ancienne usine de fer de Charenton ,plusieurs expériences sur cet objet, mais qui n’ont point été en-tièrement publiées. M. le duc de Luynes avait commencé, sur cesujet, un long et consciencieux travail ; je l’ai secondé dans plu-sieurs analyses, mais bien des difficultés inhérentes au sujet nousont arrêtés jusqu’à ce jour.

M. Berzélius dit qu’eu cbauflànt en vase clos à la chaleur blan-che, du bleu de l’russe pur, on obtient des carbures en proportionsdelinies. Nous avons , M. le duc de I.uynes et moi, répété toutesces expériences; nous avons bien obtenu, comme M. Berzélius l’annonce, des poudres noires; mais, examinées au microscope, ilnous a été facile de nous assurer qu’elles n’étaient point homo-gènes , et qu’elles présentaient de petites masses fondues vitreu-ses , bien distinctes de la poudre noire avec laquelle elles étaientmélangées , et qui n’était que du carbone. Nous avons obtenu desculots bien homogènes, en calcinant en vase clos plusieurs selsorganiques.

Les résultats les plus remarquables nous ont été fournis parlebenzoale ferrique mélangé avec du noir de fumée et chauffé jus-qu’à fusion ; le culot était blanc, d’une dureté très-considérable,inattaquable parles limes. Sa composition était fort remarquable;il contenait 0,32 de carbone. En calcinant le benzoate seul, nousavons obtenu un carbure doux qui ne contenait pas plus de 2 1/2pour 100 de. carbone.

Ce qui contribue, à rendre toutes ces expériences très-diflieileset entourées de beaucoup d’incertitudes , c’est que la nature descarbures varie essentiellement, suivant le temps pendant lequelon prolonge la fusion. De l’acier laissé en fusion prolongée avecun excès de carbone, ne. relient que de. 9 à 11 pour 100 de carbone.M. Lassaigne a déjà noté ce fait dans sa Chimie , d’après les expé-riences faites à Charenton . Nous avons examiné plusieurs carbu-res ainsi prépares ; ils peuvent être limés ; la poudre brille avecle plus vif éclat, et le carbure ainsi préparé parait se rapprocherde cette formule ; Fc 2 C.