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Chimie / A. Bouchardat
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180 CHIMIE.

bismuth natif; et, comme il rst très-fusible, il suffit île le chaufferdans des creusets pour obtenir des culots. On emploie le bismuthpour faire le blanc de fard, pour faire, les alliages fusibles et pourpréparer quelques émaux. Il est d'un blanc gris un peu rou-geâtre, à structure lamelleuse éclatante. 11 s’obtient facilement,cristallise en trémies dérivées du cube. Pur il est ductile. Il estpeu tenace. Un peu moins dur que le cuivre. Sa densité est de9,822. Il fond à 247°. Il est volatil à 30° du pyrom. Il sc ternit unpeu à l’air humide. Il s’oxyde facilement par le grillage. Il nedécompose l’eau dans aucune circonstance. 11 se dissout dans l’a-cide nitrique et dans l’eau régale. Il n’est pas sensiblement attaquéà froid par l’aeidc chlorhydrique et sulfurique. L’acide sulfuriqueconcentré le dissout à chaud. 11 se combine directement au soufreet au sélénium. Il a très-peu d’affinité pour le phosphore. Chauffédans le chlore, il s’enflamme et sc convertit en chlorure. 11 s’allietrès-bien avec la plupart des métaux.

CUIVRE. — Historique. — Le cuivre est connu de temps im-mémorial; il entrait comme partie principale dans la composi-tion des armes et des instruments tranchants des anciens. LesGrecs et les Romains le tiraient de l’ilc de Chypre , d’où son nomde cyprium, et, par corruption, cuprum.

État. — Le cuivre sc rencontre sous un grand nombre d’étals :1° le cuivre natif, qui se trouve eu assez grande quantité, et a étérencontré jusqu’à présent très-pur ; 2° les cuivres oxydé et oxy-dulé; 3° le groupe le plus nombreux est celui des sulfures sim-ples et composés; 4° les séléniures, arséniures; 5° les sels, sul-fate, phosphate, arséniate, silicate, carbonate, chrômate. Les mi-nerais existent dans les terrains anciens et dans les terrains se-condaires; ils abondent surtout dans le grès rouge.

Pour obtenir le cuivre on peut se servir de sou oxyde ou de soncarbonate, que l’on calcine fortement avec du charbon. Le plussouvent on sc sert du sulfure, que l’on grille à l’air: l’oxygène del’air brûle le soufre et oxyde le métal ; on traite ensuite l’oxyde pardu charbon, à une température élevée.

Propriétés. —Le cuivre est d’un beau rouge éclatant; il cris-tallise en rhomboèdre par fusion et refroidissement; par la voiehumide il cristallise en cubes, ainsi qu’il se trouve dans la na-ture. Il est plus dur que l’or et l’argent; peu sonore. Après le feril est le plus tenace des métaux; il tient le troisième rang parrapport à la malléabilité; et le cinquième par rapporta la ducti-lité Sa densité, fondu, est île 8,788; étiré, de 8,78 ; il fond à 27°pyr. Chauffé plus fortement, il produit des vapeurs qui commu-niquent à la flamme une couleur verte; mais il est extrêmement