188 CHIMIE.
Une partie (lYlain et trois de mercure donnent un amalgamemou, facilement cris la 11 i sable. Parties (gales donnent un amal-game solide.
On se sert de cet amalgame pour faire les glaces ; à cet effet, onétend sur une table bien horizontale une feuille d’étain ; [mis onverse dessus une certaine quantité de mercure. On glisse alorsune glace de manière à couper la couche de mercure eu deux, etenfui on la charge de poids. L’amalgame, en se formant, adhèrefortement aux parois de la glace, et lui donne la propriété de ré-fléchir les objets.
AMALGAME DE BISMUTH . — En partie liquide et en partiecristallisé, fondant facilement, s’attachant aux corps qu’il touche,se décomposant par la chaleur, et s’obtenant comme le précédent.
H est employé à étamer les globes de verre. On y parvient enfondant ensemble une partie de bismuth et quatre parties de mer-cure, le versant encore chaud dans les globes bien secs et encorechauds, et promenant l’amalgame sur toutes les parties du globe.Une portion se solidilie et produit un bel étamage.
ÉTAIN ET FEU. — Ils s’allient directement, lorsqu’on chauffeleurs oxydes avec le charbon ; une très-petite quantité de fer suf-fit pour altérer la blancheur de l’étain et le rendre sensible à l'ac-tion du barreau aimanté.
ÉTAIN ET ANTIMOINE. — Ils s’allient très-bien; les alliagessont aussi blancs que l’étain, mais beaucoup plus durs et moinsductiles. On fabrique des ustensiles d’étain avec l’alliage de 0,80d’étain et 0,20 d’antimoine.
ALLIAGES DE ZINC ET D ÉTAIN. — Ils sont ductiles, pourvuque le zinc soit exempt de fer; à parties égales l’alliage estpresque aussi tenace que le laiton.
ÉTAIN ET PLOMB. —Ils s’allient avec dilatation ; ils sont plusdurs et moins blancs que l’étain. 11 y en a de plus fusibles que l’é-tain ; l 'alliage ou soudure des plombiers, composé d’un atome del’un et de l’autre métal, est dans ce cas; sa densité est de 9,5535.L’étain garantit le plomb de l’oxydation par les acides faibles.Vauqueliu a vu que l’alliage, qui ne contient que 0,17 de plombn’est attaqué ni par le vin ni par le vinaigre, et peut être em-ployé à faire des ustensiles ; mais il se ternit beaucoup pluspromptement qu’un alliage qui ne contient que 0,08 à 0,10 deplomb.
CUIVRE ÉTAMÉ. — 11 n’est autre que du cuivre sur lequel on aapplique une couche très-mince d’étain. Pour y parvenir , ouchauffe la pièce à étaincr, et on la frotte avec une étoupe aprèsl’avoir saupoudrée de sel ammoniac qui la décape ; alors on chauffe