ALLIAGES DES MÉTAUX. 189
de nouveau le cuivre, et on étend dessus une couche d’étainfondu, que l’on peut recouvrir dere'sinc, aün que l’étain ne s’oxydepas. On doit continuer de frotter jusqu’à ce que l’étain soit bienétendu.
Dans cet étamage, l’étain ne s’allie point au cuivre ; il n’est toutsimplement que superposé, de là vient qu’il ne dure pas très-loug-temps.
L’étain, uni à 1/8° de 1er, forme un étamage [dus solide que l’é-laiu pur.
FER-BLANC . — Ce n’est autre chose que du fer réduit en feuil-les, dont les deux surfaces sont recouvertes d’une couche d’étain.
A cet effet, on désoxyde la lame de fer; on la plonge dans un bainde suif, puis dans un bain d’étain couvert de suif fondu; on n’aplus alors qu’à faire quelques opérations, dont le but est de ren-dre [dus égale la couche d’ctain qu’il recouvre.
Lorsque l’on expose pendant quelque temps une feuille defer blanc à l’action d’une liqueur formée d’acide chlorhydrique, 3parties; d’acide azotique, 2 parties, et d’eau, 8 parties, puis qu’onla lave, on obtient un produit qui est connu sous le nom de moirémétallique. Dans cette opération, ou ne fait qtie dissoudre la cou-che superlicielle d’étain qui recouvrait les couches formées parune multitude de cristaux. Pour obtenir les moirés de diversescouleurs, il suffit de recouvrir les feuilles d’un vernis de la cou-leur de celle qu’on désire. On préserve en même temps la feuillede toute oxydation.
FER ET ZINC. ( Fer galvanisé.) — On obtient ce produit, qui aété nouvellement introduit dans l’indus#ie, en plongeant des par-ties de fer bien décapées dans du zinc fondu ; il se forme à la sur-face un alliage qui préserve le fer de l’oxydation ; il paraît, d’aprèsde nouvelles recherches, que le. fer ainsi zincé possède, commel’acier, par rapport au magnétisme, des propriétés coercitives.
ALLIAGE DE CUIVRE ET DE NICKEL. — Deux atomes du pre-mier, 1 atome du second. On obtient un alliage fusible, ductile,tenace, d’un beau gris de platine.
ALLIAGES DE CUIVRE , NICKEL ET ZINC. — Ces alliages,très-usités en Chine , sont connus sous le nom àepakfung, touto-nague, cuivre blanc. Ils sont presque aussi blancs que l’argent.Selon Gersdorlf, les alliages composés comme il suit :
sont propres : le premier, à la fabrication des cuillères, fourchct-