272 CHIMIE.
(le protoxyde de fer par le prussiatc de potasse, a une compositionvariable, selon la proportion relative des deux sels employés ; ef-fectivement , si l’on mêle à 12 p. de prussiatc alcalin, de 9 à 11de sulfate (le fer , les liqueurs filtrées ne contiennent dans aucuncas ni prnssiate ni fer. Lorsqu’on laisse les précipités exposes àl’air , ils bleuissent en absorbant l’oxygène, et abandonnent unecombinaison (le potassium , de cyanogène et de fer, dans laquellele cyanure de potassium domine , et que l’eau dissout. Au boutd’un très-long temps le précipité devenu bleu, ne contient plusde potasse , et est transformé en ce qu’on appelle le second bleude Prusse . Il a une couleur plus belle que le premier.—• Il estinsoluble dans les acides et dans l’eau qui contient un acide ouun sel ; mais il est souvent soluble dans l’eau pure et dans l’alcoolemployés en grande quantité. Robiquet a reconnu que cette solu-bilité n’a lieu que quand on a employé, pour préparer le prus-siate blanc qui sert à le produire , plus de 0 p. de prussiate de po-tasse pour 5 p. de protosulfate de fer. — Ce fait est bien connudans les fabriques, car on a grand soin d’employer ccs deux selsen proportions déterminées ; sans quoi, dit-on, on ne pourraitpas laver le bleu, parce qu’il se dissoudrait.
Le bleu de Prusse que î’on emploie dans la peinture et dans lateinture, est toujours préparé avec les sels de protoxyde de fer;mais il n’est pas du tout soluble dans l’eau. Il retient toujoursune quantité très-notable de potasse ; aussi ne peut-on pas s’enservir pour préparer le cyanure de mercure pur. Souvent aussiil est mélangé à dessein avec de l’alumine, de la craie ou de l’ami-don.
Ferrocyanide de fer basique. — Le second bleu de Prusse estcomposé de 3 atomes de ferrocyanogène, de 4 atomes de fer, etde 1 atome de peroxyde de fer.
Le bleu de Prusse , dit M. Girardin, est une des couleurs mi-nérales les plus utiles. 11 sert avec succès dans la fabricationdes papiers peints, la peinture à l’huile, l’azurage des papierscommuns, l’impression des indiennes et des tissus de laine et desoie. En teinture, ses applications sont nombreuses. C’est lui quicolore la soie, les calicots, la laine, teints en bleu-prussiate onen bleu Raymond, comme on s’exprime en terme de fabrique.Mais, dans ce cas, on le fait directement sur les tissus. On mor-dance d’abord le tissu dans un sel de peroxyde de fer légère-ment acide , on fait sécher, on lave, on passe dans une eau desavon chaude, puis on plonge le tissu ainsi préparé, dans un bainde ferrocyanure de potassium acidulé. Le bleu de Prusse se fixeintimement aux fibres textiles, et fournit ainsi une couleur qui est