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Chimie / A. Bouchardat
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303
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AIR CONFINÉ. 303

rapidement (les propriétés délétères au plus haut degré. MM. Le-blanc et Dumas ont montré que l’énergie toxique d’une, atmos-phère asphyxiahlc sous ces influences , doit être attribuée parti-culièrement à la présence de l’oxyde de carbone signalée par l’a-nalyse , puisque , répandu seul dans l’air, à la dose de 1 pour 100,il constitue une atmosphère presque immédiatement mortelle pourles animaux à sang chaud ; les proportions d’acide carbonique etle défaut d’oxygène observés ne produiraient pas à beaucoup prèsdes effets aussi violents. Il faut donc se hilter (le signaler les dan-gers qui peuvent résulter de la présence accidentelle de l’oxydede carbone dans l’air, dangers sur lesquels on n’était pas encoresuffisamment éclairé , surtout sous l’influence d’aussi faibles do-ses. On concevra très-bien qu’avec une quantité de carbone réel,brûlé dans un appartement, on pourra observer des effets très-variables , suivant le degré de combustibilité du charbon employéet suivant les proportions relatives d’air et de combustible en con-tact dans un temps donné.

Moyens de purifier l'air confiné. — Le savant qui s’est occupéavec le plus de succès de la question des moyens de purifier l’airconfiné, est sans contredit M. Darcet. 11 a appliqué d’ingénieuxmoyens de ventilation à l’assainissement des salles de réunion,des ateliers de doreurs, des salles de l’hôpital Saint-Louis , desateliers de la Monnaie, des magnaneries, des latrines publiques.Le but des moyens employés par M. Darcet, c’est (l’établir un bonsystème de ventilation; pour obtenir cet effet il suffit d’échaufferl’air vicié en le forçant à passer dans un conduit chauffé, ou di-rectement par une lampe ou parle voisinage de quelque cheminéeservant à d’autres usages. L’air, acquérant plus de légèreté à me-sure que sa température s’élève, s’échappe par le conduit qui dé-bouche à l’extérieur de l’appartement, et détermine ainsi un af-flux d’air froid du dehors par toutes les autres ouvertures quiexistent dans la chambre, comme les portes, les joints de fenêtres,etc. Cette disposition est ce qu’on nomme un système d'appel. Lesouvertures d’aspirations doivent être égales en surface à la sec-tion du conduit d'appel, si la vitesse de l’air est partout la même.Les cheminées, les poêles, sont d’après cela, des fourneaux d’ap-pel très-puissants , et déterminent dans nos appartements unrenouvellement continuel de l’air, lorsque leur construction estbien entendue. M. Péclet s’est aussi occupé avec beaucoup desuccès des procédés de ventilation.

Selon M. Poumet, pour suffire aux besoins de la respiration etpour réduire à deux pour mille l’acide carbonique qu'elle dégage,comme aussi pour évaporer les produits des transpirations cutanée