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que de l'acide sulfurique concentré et bien pur noircissaitdans l’esqace de douze heures , en l’exposant à l’air à Maracay et à Valencia ; ces savants furent portés à attribuer cet effet à laprésence de nombreux insectes qui se trouvaient dans l’atmos-phère.
Moyens à employer pour détruire les miasmes. — Les fumiga-tions de chlore, les chlorures alcalins dont j’ai parlé, sont effi-cacement employés pour détruire les miasmes.
GAZ DÉLÉTÈRES ( mal aria, cattiva aria). •— Le sujet que nousallons traiter ici est d’une très- grande importance, car il s’agitde passer en revue les causes qui rendent si redoutable le sé-jour de certaines contrées marécageuses, particulièrement dansplusieurs parties du littoral delà France méridionale, de l’Italie et de l’Afrique occidentale. Nous devons montrer aussi que lescauses étant bien déterminées; les moyens de prévenir les lièvresgraves de ces localités marécageuses seront naturellement indi-qués. Je vais successivement analyser les mémoires de MM. Gae-tano-Giorgini, F. Daniel et Savi, qui ont étudié avec succès laquestion qui nous occupe.
Vitruve , dans son architecture, liv. I, conseille de ne pointbâtir une ville dans le voisinage d’un marais, toutes les fois queson niveau n’étant pas plus élevé que la mer, les eaux salées in-troduites pendant la tempête ou la marée n’ont plus d’écoule-ment dès qu’elles ont cessé. — Silvien, Douât, Boerhave et plu-sieurs autres, ont aussi plus ou moins clairement fait entendreque c’est principalement des marais dans lesquels se fait le mé-lange des eaux de la mer avec les eaux douces, et dans lesquelsce mélange séjourne plus ou moins long-temps exposé au soleild’été, que s’exhalent les miasmes les plus délétères : témoins lesmarais salaus du midi de la France ; les marécages qui avoisi-nent les côtes de la Méditerranée, dans le royaume de Naples ,dans l’état de l’Église et en Toscane , dont les environs, abhoréset dépeuplés, font un contraste frappant avec la vie, la fertilité etla population d’autres provinces de l’intérieur, situées auprès demarais non moins étendus. De l’observation des localités a doncdû jaillir de bonneheure cette vérité d’abord entrevue, ensuite an-noncée sans preuve directe, que le mélange et le séjour plus oumoins prolongé pendant l’été, des eaux de la mer dans les maraisd’eau douce, est, dans le climat d’Italie , la cause principale desmaladies si terribles et si connues sous le nom de malattie di cat-tiva aria.
Cette vérité a été annoncée sans aucune preuve; et, en effet, del’insalubrité de l’air des marais où le mélange avait lieu, on
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