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qui brûlent facilement, et qui, en général, forment des combinai-sons solubles avec les alcalis.
Les corps gras sont composés de plusieurs principes immédiatsque j’ai classés, d’après M. Clievreul, créateur de la chimie descorps gras, de la manière suivante. Nous comprenons dans cetteclassification les principes que les corps gras peuvent fournir parl’action de la chaleur, des alcalis et des acides.
PREMIÈRE DIVISION. — Corps gras non acides. — 1er Genre,non attaquables par les alcalis et non susceptibles de s’y unir. 1 ergroupe, existant tout formés dans la nature : Cholestérine . —Ambréine. '— Myrieinc. — Castorine. — 2 e groupe, produits pen-dant la saponification : Ethal. — Céraïnc. — Glycérine. — 3 egroupe, produits par l’action des alcalis sur les corps gras à unehaute température: Oléone.— Stéarone. — Margarone.
2 e Genre, susceptibles d’être convertis par les alcalis en acidesgras fixes et en une substance non acide : Cétine. — Céline. —Margarine. —Stéarine.— Oléine. —Élaïdinc. — Palmine.
3 e Genre, susceptibles d’être convertis par les alcalis en acidesgras fixes, en acides gras volatils et en glycérine : Phocénine. —Ilircine. — Butyrine.
DEUXIÈME DIVISION. — Corps gras acides. — 1 er Genre, quine se volatilisent pas quand on les met dans l’eau bouillante, fixesrelativement à ceux du 2 e genre : Acides stéarique. — Marga-rique. —Oléique.— Ricinique. — Stéaroricinique. — Oléorici-nique. —Élaïdique. — Palmique .
2 e Genre, qui peuvent distiller avec l’eau, volatils : Acides cé-vadique. — Crotoniquc. — Phocénique. — Butyrique . — Ca-proïque. — Caprique. — Ilircique.
Je n’étudierai dans cet ouvrage que l’oléine, la stéarine et lamargarine, qui, par leur mélange, forment presque tous les corpsgras d’origine animale et végétale. Les premiers sont générale-ment formés d’un mélange de ces trois corps ; les seconds ne con-tiennent presque toujours que de la margarine et de l’oléine.
Stéarine. —Elle est solide, blanche, sans odeur ni saveur; ellecristallise en lames nacrées et brillantes, assez friables pour êtrepulvérisées; elle fond à 02°; l’alcool bouillant en dissout 0,21,l’cthcr bouillant en dissout beaucoup; à -f- 15, il n’en garde que1/225 e ; les alcalis la convertissent en acide stéarique et en gly-cérine.
Margarine . — Elle est blanche, solide, incolore et inodore;elle est fusible à 47°; insoluble dans l’eau ; l’c’thcr froid en dissoutbeaucoup plus que cle stéarine ; elle donne par faction des alcalisde la glycérine et de l’acide margarique mêlé d’acide stéarique.