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on les met ensuite avec de l’eau dans un mortier de porcelaine, oùon les presse au moyen du pilon ; on renouvelle l’eau jusqu’à ceque les lavages soient incolores. Quand les graisses sont lavéeson les fait égoutter; puis on les fond au bain-marie, et on lespasse à travers un liltre de papier joseph placé entre deux four-neaux allumés.
Propriétés des huiles. — Les huiles récentes n’ont presque pointde saveur; la langue ne perçoit que la sensation d’onctuosité;elles ont presque toutes l’odeur de la plante qui les fournit : leurdensité varie de 0,913 à 0,930 ; leur consistance est très-variable.La cire ne fond qu’à -j- 08°, et l’huile de lin est encore fluide à— 20°. Les huiles extraites du même végétal contiennent deuxhuiles au moins d’une fusibilité différente. Voléine est l’huile li-quide, la stéarine est l’huile moins fusible qui ressemble pour celaà du suif. On a donné divers procédés pour séparer ces deuxhuiles. 1° On expose l’huile à un froid artificiel; l’huile solide sesépare de l’huile liquide qui surnage. On exprime l’huile solideentre des doubles de papier joseph, successivement remplacés pard’autres, jusqu’à ce que le papier ne devienne plus gras; la partiequi reste est la stéarine. 2° On dissout l’huile dans l’alcool bouil-lant, et on laisse refroidir la dissolution ; la stéarine se précipite,et l’oléine reste avec un peu de stéarine dans la partie dissoute.
Les huiles ne conduisent point égalementl’électricité ; c’est d’a-près cette propriété que M. Rousseau a proposé une méthodepour reconnaître la pureté de l’huile d’olive, qui est fondée sur lapropriété de l’huile d’olive d’être meilleur non-conducteur de l’é-lectricité que les autres huiles végétales.
Action de Pair sur les huiles. — En vase parfaitement clos leshuiles se conservent très-long-temps sans altération ; mais au con-tact de l’air, elles s’altèrent peuàpeu. Certaines huiles s’épaissis-sent, et finissent par se dessécher en une substance transparenteet flexible ; on les nomme siccatives •• elles servent dans les pein-tures à l’huile. D’autres ne se dessèchent pas, mais s’épaississent,deviennent moins combustibles et prennent une odeur désagréa-ble; on dit alors qu’elles sont rances. Relativement à la colora-tion, on remarque que l’oxygène, qui colore les huiles volatiles,décolore les huiles fixes.
Les huiles fixes sont, immédiatement après leur extraction,dans une inaction presque complète sur le gaz oxygène, où ellesne peuvent en absorber qu’une quantité très-bornée. Cette petitequantité ne paraît pas d’abord les modifier ; elle suffit cependantpour leur faire éprouver, avec le temps, un changement d’état quileur donne la faculté d’absorber rapidement une quantité de gaz