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ment repliée sur elle-même, enfin qu’ils soient tous prêts à êtremis en presse. On tire une étendelle, on y enferme un sac, et viteon place le tout dans la caisse de la presse entre deux plaqueschaudes, puis un autre sac est mis dans une autre étendelle quel’on place entre la précédente plaque, et une subséquente, ainsi desuite, tant qu’il en peut tenir ; alors on presse et le plus vite pos-sible ; on laisse en presse environ dix minutes ; la quantité de ma-tière s’y réduit de beaucoup, une grande partie se fond et s’écoulecolorée dans la caisse de la presse, mêlée avec l’eau que rendentles ctendclles ; mais ce qui reste est la matière la plus pure et d’uneblancheur ordinairement éclatante. Aussitôt qu’on juge que le tempsnécessaire pour la pression est écoulé, on desserre rapidement lapresse, on en retire le plus vite possible tous les sacs, et à mesurequ’on les retire , on les vide dans un coffre placé tout près de là.
Alors la matière, pour être le plus pure possible, n’a plus be-soin que d’être fondue et filtrée pour en séparer quelques impu-retés mécaniques qui la souilleraient, et elle est très-applicable àla fabrication des bougies.
Fabrication des bougies. — Pendant long-temps les bougiesstéariques ont été fabriquées avec addition d’une certaine quantitéde cire, qui, se, solidifiant plus tôt que l’acide stéarique, en trou-blait la cristallisation, ce qui est un grave inconvénient, en ce queles bougies se rompent dans les moules, et que celles qui en sor-tent entières ont un aspect qui ne plaît pas, et une surface qu’iln’est pas facile de polir ; mais on a remarqué qu’en coulant l’acidestéarique tel que nous venons de l’obtenir, à la plus basse tem-pérature possible, on arrive au même résultat, et dés-lors on asupprimé l’addition de cire dans ces bougies.
Choix et apprêt des mèches. — On emploie une tresse de troismèches d’un coton moyennement fin et de, bonne qualité, dontl’ensemble du système est composé de 80 fils. On est dans la né-cessité d’imbiber les mèches de matières susceptibles de donner dela fixité aux fils de coton ; sans cela, quand le coton est mou,d’une qualité médiocre, ou trop fin, la mèche forme en bridantun crochet qui tend à faire des spires, des hélices, sur lesquelless’amassent des champignons, ou qui deviennent si minces qu’el-les ne peuvent produire qu’un mauvais appareil pour la flamme;mais, quand elles ont été plongées dans un bain , par exempled’acide sulfurique, étendu de huit à dix fois son volume d’alcool,ou bien dans une dissolution d’acide borique, l’extrémité en igni-tion n’affecte qu’une, simple courbure, et conserve la même gros-seur jusqu’à sa réduction en cendres. Voici maintenant commenton opère pour fabriquer les bougies : on dispose d’abord les