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Chimie / A. Bouchardat
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BOUGIES STÉARIQUES. 113

moules, qui sont faits avec un alliage (l’étain et de plomb. Lapointe qui forme le haut de la bougie est reuforce'e par une petitepièce en laiton, et à la base de la bougie, le moule est renflé demanière à former un godet d’un volume à peu près égal à celuide la bougie ; les mèches doivent être toutes coupées d’avance,et trempées par un bout seulement dans de l’acide stéariquefondu, afin de lier entre eux les fils de cette extrémité de la mèche,pour qu’ils ne se séparent pas, et puissent, au contraire , rece-voir et retenir une épingle qu’on y enfonce transversalement;puis on enfile la mèche dans le moule; pour cela on a un outilfait exprès, qui est un fil de fer fourchu ; on y passe le bout de lamèche non apprêté, et on l’enfile en entrant l’outil parle renfle-ment du moule ; on reçoit sa mèche à la pointe, et on l’y arrêtepar un petit fausset en bois qu’on y enfonce assez fortement; l’é-pingle qu’on a passée én travers de l’autre bout de la mèche latient tendue et sert aussi à la placer au centre.

Tous les moules ainsi disposés sont portés dans une boîte à va-peur, où ils prennent la température d’environ 55°; d’autre part,on a fait fondre à la vapeur l’acide stéarique, et quand on remar-que contre les parois du vase dans lequel on l’a fuit fondre, uncommencement de solidification, on le verse dans les moules demanière à remplir les 4/5 es de leur godet ; cet excès est néces-saire pour remplir les vides qui se font au centre de la bougie parle retrait considérable de l’acide stéarique. Le moulage aussitôtlait, et à la plus basse température possible, les moules peuventch’e portés sur des tringles en bois, disposées parallèlement lesunes aux autres, de manière à présenter aux moules des coulis-ses sur le bord desquelles s’arrête leur partie renflée. Deux outrois heures après, on peut enlever les moules, retirer les bou-gies, que l’on remplace par de nouvelles mèches, et de cette ma-nière on peut facilement faire trois coulages par jour. On retireles bougies des moules , puis on procède ail polissage en les frot-tant avec une flanelle, et on en forme des paquets de cinq bou-gies, qui pèsent 475 grammes.

La bougie stéarique de première qualité peut revenir en fabri-que, selon M. Gollier-Besseyre, à qui nous avons emprunté tousles détails précédents, à 1 fr. 15 c. le demi-kilogramme, prix quipermet aux industriels un bénéfice raisonnable, et aux consom-mateurs un éclairage très-agréable à un prix modéré.

L’acide oléique, qui est un résidu considérable de cette fabri-cation, est employé pour fabriquer du savon vert et pour apprêterles draps. On le vendait d’abord 20 c. le demi-kilogramme ; il vautaujourd’hui 50 à 70 c.

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