PHLORIZINE. 415
stance a etc obtenue par M. I’iria en distillant la salieine avec del’acide sulfurique dilué et du bichromate dépotasse. MM. Dumas etEttling ont fait voir que c’est le principal constituant de l’huile quePagensteeher a obtenue par la distillation des fleurs de reine després (spirœa ulmaria), et que M. Lœwig a analysé et décrit sousle nom d’acide spiroïlhydrique. Pour préparer l'hydrurc de sali-cylc avec la salieine; on prend 3 parties de salieine, 3 parties debichromate de potasse, 4 parties 1/2 d’acide sulfurique concentré,36 parties d’eau.
On môle intimement le bichromate de potasse et la salieine, etensuite on étend de 2/3 d’eau; le tout étant bien agité dans lacornue, on ajoute l’acide sulfurique étendu de 1/3 de son poidsd’eau. 11 y a production de chaleur; il se dégage une petite quan-tité de gaz, et le liquide prend une teinte émeraude. Lorsque ledégagement du gaz a cessé, on place la cornue sur le feu, et l’onchaulfe modérément. La vapeur aqueuse entraîne de l’hydrure desalicyle, qui se sépare au bout de quelques instants. On purilie leproduit en le lavant avec de l’eau et le rectifiant par du chlorurede calcium. Le docteur Ettling a obtenu ainsi 50 grammes d’huileavec 200 grammes de salieine. L’acide salicyleux est un liquide in-flammable, incolore ou très-légèrement jaune, ayant une saveurbridante et une odeur aromatique agréable; de la densité de1,1731, il se solidifie à — 20° (Lœwig) ; il bout à 196° 5 cent.
ACIDE SALICYL1QUE. — Cet acide se produit lorsqu’onchauffe l’hydrure de salicyle avec un excès d’hydrate de potasse,jusqu’à ce que la masse, de brune qu’elle est, devienne blanche,ce qui s’opère avec dégagement de gaz hydrogène. L’acide salicy-lique se sépare lorsqu’on ajoute un excès d’acide hydrochlorique;on le purilie par des cristallisations successives. Cet acide cris-tallise par voie humide et par voie sèche, comme l’acide benzoï-que; il est à peine soluble dans l’eau froide et très-soluble dansl’eau chaude et l’alcool ; il rougit les couleurs végétales et dé-compose les carbonates alcalins.
PIILORIZLNE. — Cette matière ressemble beaucoup à la sali-cine ; elle a été découverte par de Kœniuck cl Stass dans l’écorcede la racine du pommier, du poirier, du cerisier et du prunier.On peut la considérer comme de la salieine cristallisée, plus 2équivalents d’oxygène. On l’extrait de l’écorce coupée en petitsmorceaux au moyen de l’alcool de 80 pour 100, à une températurede 80° cent. On concentre le liquide alcoolique, afin de faire cris-talliser la phlorizine ; puis on décolore les cristaux obtenus parle charbon animal.
La phlorizine cristallise en prismes à base carrée, incolores,