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dextrine, puis en sucre. Mais pour cela il est ne'cessaire de mêlerces corps avec de l’acide sulfurique concentrée et de laisser repo-ser le mélange. 11 se produit de la dextrine, et l’acide sulfuriquesubit un changement partiel, d’où résulte un acide nommé acidevégétosulfurique , sans qu’il y ait dégagement simultané d’acidecarbonique ou d’un autre gaz; en étendant d’eau la masse et lafaisant bouillir, il se forme -du sucre. M. Braconnot prescrit depréparer ce sucre de la manière suivante : on coupe 12 parties de j
chiffons de linge en petits morceaux, et on les mêle dans un mor- r
tjer, en remuant bien, avec 17 parties d’acide sulfurique con-centré, que l’on n’ajoute que par très-petites portions , pour quele. mélange ne s’échauffe pas. Au bout'd’un quart d’heure, lors-qu’on a ajouté la dernière portion d’acide, on a une masse ho-mogène , visqueuse, peu colorée , que l’on étend d’eau, et quel’on fait bouillir pendant dix heures ; après quoi on neutralise l’a-cide par le carbonate de chaux, on filtre la liqueur, et on l’évaporejusqu’à consistance de sirop clair, d’où le sucre cristallise, aubout de quelques jours , en une masse grenue que l’on exprimebien, que l’on redissout, que l’on fait bouillir avec du charbonen poudre, et que l’on évapore ; on obtient alors du sucre pur etincolore.
Ilparnît, d’après les expériences de M. Braconnot, qu’il se formede l’acide végétosulfurique, et quand le ligneux est transformé enmatière soluble, et quand il se transforme en sucre ; il différerait,parce caractère, de l’amidon; mais ccs'expériences demandent àêtre revues.
Extraction du sucre de miel. —• Le miel est composé d’un su-cre incristallisable dont la vraie nature n’est pas bien connue,mais qui très-probablement n’est que du sucre de raisin rendu in-cristallisable par quelques matières étrangères. Pour extraire lesucre incristallisable, on traite le miel par l’alcool froid,-quilaisse le sucre cristallisable ; on dissout ce dernier dans l’alcoolbouillant, et il se dépose à l’état cristallin par le refroidisse-ment. I
Sucre de diabète. — On connaît, sous le nom de diabète ou de Iglucosurie, une affection très-grave qui s’accompagne d’une faimdévorante, d’une soif inextinguible, dans laquelle un malade ipeut rendre, en vingt-quatre heures, plus de 12 litres d’urine, |qui peuvent contenir plus de 1 kilog. de sucre de fécule (glucose). iJ’ai constamment observé chez tous les diabétiques que j’ai vus, jque la quantité du sucre contenu dans les urines était toujours en j
raison directe de la quantité de pain ou d’aliments féculents et j
sucres qu’ils avaient pris dans les vingt-quatre heures. Si on di-