FIXATION DE L’AZOTE. 441
a pas, comme dans la transformation de l’amidon ou du ligneuxen sucre, formation d’acide vegéto-sulfurique ; l’acide ne perdaucunement ses propriétés saturantes; il n’est altéré en aucunemanière ; il 11 e cède rien au sucre ; il n’y a que fixation des élé-ments de l’eau.
Une des propriétés les plus remarquables du sucre de raisin,c’est que, chauffé en solution avec du sucre de canne cristallisa-ble, ils se convertissent d’abord en sucre incristallisable ; puis,par une action plus prolongée, les deux sucres sont transformésen sucre de raisin cristallisable.
Le sucre de raisin est composé, comme nous l’avons dit, de 12atomes de carbone (30,80), 28 atomes d’hydrogène (7,01), 14atomes d’oxygène (50,19).
FIXATION DE L’HYDROGÈNE ET DE L’OXYGÈNE. —Il estindubitable que les plantes assimilent de l’hydrogène et de l’oxy-gène, tantôt à l’état d’eau, tantôt dans des proportions diverses.C’est particulièrement dans la production de plusieurs acides or-ganiques que cette fixation d’oxygène est manifeste. Pour établircelle de l’hydrogène, voici les arguments sur lesquels M. Dumass’appuie. Cette assimilation ressort clairement de la productiondes huiles grasses ou volatiles si fréquentes dans certaines partiesdes plantes, et toujours si riches en hydrogène. Celui-ci ne peutvenir que de l’eau, car la plante ne reçoit pas d’autre produit hy-drogéné que l’eau elle-même.
Ces corps hydrogénés, auxquels donne naissance la fixation del’hydrogène emprunté à l’eau, sont employés par les plantes à desusages accessoires. Ils constituent en effet les huiles volatiles (piiservent de défense contre les ravages des insectes; des huilesgrasses ou des graisses dont la graine s’entoure et qui servent àdévelopper de la chaleur en se brûlant au moment de la germi-nation ; des cires dont les feuilles ou les fruits se revêtent pourdevenir imperméables à l’eau.
FIXATION DE L’AZOTE. — L’assimilation de, l’azote par lesplantes est un fait incontestable, mais comment s’opère cette fixa-tion ? Voilà, certes, pour moi, un des problèmes les plus difficilesà résoudre dans l’état actuel de la science. On admet générale-ment aujourd’hui que l’azote n’arrive dans la plante et ne s’y uti-lise que sous forme d’ammoniaque ou d’acide azotique, mais ceprincipe est loin d’être prouvé pour moi. Les expériences deM. Boussingault ont prouvé que certaines plantes, comme les to-pinambours, empruntent à l’air une grande quantité d’azote; (pied’autres, comme le froment, ont, au contraire , besoin de tirertout leur azote des engrais. Cette distinction est précieuse pour