PRODUITS ANIMAUX. 461
toujours proportionnelle à la quantité pondérale de substance dis-soute (toutes choses égales d’ailleurs).
L’identité chimique du principe essentiel du caséum, du gluten,de l’albumine contenue dans le blanc d’œuf ou dans le sérum dusang, est donc établie , à moins qu’on ne veuille supposer, ce qui,selon moi, est inadmissible, que de l’eau rougissant à peine letournesol, n’ayant pas de saveur acide bien sensible, ait une réac-tion chimique assez puissante pour transformer à la températureordinaire tous ces corps en un meme principe.
PRODUITS ANIMAUX. — Nous allons examiner rapidementcomment les animaux assimilent les aliments qui sont tout prépa-rés par les organes des végétaux, quelles transformations ils su-bissent. Nous allons dire quelques mots sur les liquides les plusimportants de l’économie animale, le sang , la bile, l’urine, et lelait.
Pour nous rendre compte des phénomènes de l’assimilationchez les animaux, je vais donner un résumé des recherches quime sont communes avec M. Sandras ; je vais les faire précéder deconsidérations générales par M. Dumas. Voici comment il s’ex-prime :
«Dès qu’il a été prouvé que l’animal ne crée point de matièreorganique, qu’il se borne à se l’assimiler ou à la dépenser en labrûlant, il ne fallait plus chercher dans la digestion tous ces mys-tères qu’on était bien sûr de n’y point trouver; c’est qu’en effet ladigestion est une simple fonction d’absorption. Les matières solu-bles passent dans le sang, inaltérées pour la plupart.
» L’animal reçoit et s’assimile presque intactes des matièresazotées neutres qu’il trouve toutes formées dans les animaux oules plantes dont il se nourrit; il reçoit des matières grasses quiproviennent des mêmes sources ; il reçoit des matières amylacéesou sucrées qui sont dans le même cas.
» Ces trois grands ordres de matières, dont l’origine remontetoujours à la plante, se partagent en produits assimilables, li-brinc, albumine, caséine, corps gras, qui servent à accroître ouà renouveler les organes, et en produits combustibles, sucre etcorps gras, que la respiration consomme. L’animal s’assimile doncou détruit des matières organiques toutes faites, il n’en crée pas.La digestion introduit dans le sang des matières organiques tou-tes faites ; l’assimilation utilise celles qui sont azotées, la respi-ration brûle les autres. »
Je vais donner actuellement un résumé rapide des recher-ches sur la digestion, que j’ai exécutées avec M. Sandras.
’ La découverte qui a eu le plus d’importance pour établir h
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