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Chimie / A. Bouchardat
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507
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COCHENILLE. 507

(1res, 9 à il livres le tonneau, le droit de 5 schellings compris.

La matière colorante a été extraite du barwood de la même ma-nière que du santal. Elle a présenté, d’après M. Preisser, les mê-mes caractères que la santaline ; aussi la considèrent-ils commeidentique à cette dernière.

Voici, selon MM. Girardin et Preisser, comment on opère avecle barwood, dans les fabriques anglaises, pour obtenir le rougeet le jmee.

Rouge de barwood. — Les pièces doivent tremper douze heuresdans une décoction de sumac. On emploie 20 kilogr. de sumacpour 70 pièces ou environ 115 kilogr. de toile. On enlève les piè-ces de la décoction, et on les plonge dans des vases contenantune dissolution de nitro-muriate d’étain, marquant 1° 3/4 à l’a-réomètre anglais de Twadell, équivalent à 1° de l’aréomètre fran-çais . On les laisse une heure dans cette dissolution, puis on leslave bien à l’eau courante, sans battre, et ensuite on les monteavec un kil. 750 à 2 kil. de barwood par pièce pour fonds unis.On porte le bain de teinture à l’ébullition en une heure et demie,puis on le maintient à cette température pendant le même laps detemps. On lave bien et on bat. On teint à feu nu, et non à la va-peur.

Puce au barwood .—On trempe les pièces dans une décoctionde sumac, en employant seulement 6 kil. de sumac pour 70 pièces.Le trempage dure 12 heures. Au sortir de ce bain, on entre lespièces dans une dissolution d’acétate de fer à 1° 1/2 à l’aréomè-tre anglais de Twadell. On donne 20 bouts sur le moulinet; onrince et on bat, puis on donne 8 bouts dans une bonne eau dechaux. On bat bien et on teint en deux fois ; la première fois en2 heures avec 1 kil. de barwood par pièce ; la seconde fois, avec1 kil. 50 à 2 kil. par pièce. On lave bien et on bat.

La couleur rouge obtenue avec le barwood est brillante, maiselle n’est pas aussi solide que celle de la garance. Elle devientbrunAtre avec le savon. Mais, quant au brun, il est parfaitementsolide. On obtient une grande variété de nuances, par l’emploi duqucrcitron et d’autres matières tinctoriales avec le barwood,mais, dans ces cas, on teint avec les deux matières colorantesl’une après l’autre.

COCHENILLE. — C’est un petit insecte qui nous fournit unematière colorante rouge, très-importante; nous le décrirons dansla partie de ce cours consacrée à l'histoire naturelle. Nous allonsnous contenter ici de donner, d’après M. Chcvreul, ses applica-bons à la teinture. Lu matière colorante de la cochenille a beau-