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Chimie / A. Bouchardat
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NOIX DE GALLE. 51?

CURCUMA. — Le curcuina contient un principe colorant abon-dant qui s’applique avec une grande facilité sur la laine et sur lasoie, mais qui n’a aucune solidité. C’est ce qui explique la couleurbleuâtre que prennent si rapidement les verts qui ont été jaunisau curcunïa.

SUIE. — La suie bouillie dans l’eau cède à ce liquide une ma-tière colorante qui a peu ou pas d’aptitude à s’unir au coton, maisqui en a une marquée à s’unir à la soie et à la laine non mordan-cée ou alunée. Ces étoffes prennent dans le bain une couleur decannelle dont la teinte jaune est rehaussée par l’alun. La suie,outre que sa couleur n’est pas solide, a encore l’inconvénient dedurcir la laine, surtout lorsqu’on teint dans un bain dont le résiduinsoluble n’a pas été séparé.

BROU DE NOIX. — La liqueur provenant de la macérationprolongée du brou de noix dans l’eau est employée dans la tein-ture de la laine ; mais comme la partie soluble du brou est sus-ceptible d’éprouver une altération progressive et qu’il n’y a pasd’époque précise pour l’employer, il en résnlte que l’on peutobtenir des couleurs assez différentes du brou de noix, quoi-qu’elles rentrent cependant toujours dans ce qu’on appelle lefauve ou la couleur de racine.

Le fauve du brou de noix tire plus ou moins sur le rougeviolâtre ; il se lixe également bien sur la laine non mordancée etsur la laine alunée; il est solide, et la laine qui en est teinte, loind’ètre dure, est au contraire douce et facile à fder.

BABLAII. — 11 y a de l’analogie entre la couleur que le bablahdonne aux étoffes et celle que leur donne le brou de noix ; maisle fauve du premier est moins rougeâtre que celui du second.Lorsqu’on passe simultanément du coton, de la soie et de la lainenon mordancés dans une infusion de bablah, la soie, et surtoutle coton, prennent une couleur plus intense que la laine. Si lesétoffes sont alunées, le fauve est exalté, mais en jaune et nonen rouge. Si les étoffes sont piétées de peroxyde de fer, ellesprennent un gris-noir rougeâtre. Le bablah donne de la douceurà la laine.

NOIX DE GALLE. — La noix de galle est susceptible, de teindreles étoffes en une couleur peu intense assez difficile à définir ;e est un gris fauve-jaune rougeâtre. La couleur appliquée sur lalaine est plus jaune et moins liante que celle appliquée simultané-ment sur la soie et le coton non mordancés.

Les étoffes alunées, plongées dans un bain de noix de galle,prennent une couleur bien plus prononcée que les niâmes étoffesBon mordancées ; cet effet est surtout sensible sur la laine.

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