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Chimie / A. Bouchardat
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518 CHIMIE.

Un fait remarquable, c’est que la couleur donnée par la noix degalle et l’alun aux étoffes est bien différente relativement à lahauteur du ton suivant que l’alunage suit ou précède l’engallage.En effet, les étoffes engalle'es d’abord se colorent bien moins dansl’alunage que dans le cas où les étoffes sont d’abord alunées puisengallées.

Les étoffes piéte'es de fer prennent, par l’engallage, un noir ougris-noir bleuâtre.

Les étoffes alunées, qu’on passe dans un bain de sulfate deperoxyde de fer, prennent ensuite moins de noir par l’engallageque celles qui n’ont pas été alunées.

La noix de galle est employée dans la teinture rouge de garancesur le ligneux, et surtout dans la teinture en noir.

SUMAC. — Le sumac remplace la noix de galle avec avan-tage dans la teinture en noir ; il donne aux étoffes non mordan-cées un gris jaune très-légèrement rougeâtre, qui diffère de celuide la noix de galle en ce qu’il a moins de rougeâtre et plus dejaune.

Les étoffes alunées, surtout la soie et la laine, prennent, dans lebain de sumac, une couleur jaune bien prononcée.

Les étoffes piétées de peroxyde de fer prennent, dans le mêmebain, un gris noir.

Les étoffes alunées et piétées de fer sont plus difficiles à teindredans le sumac que celles qui n’ont pas été alunées.

D’après cela il est évident que le sumac peut être représentépar une matière jaune ; plus, une matière astringente semblableà celle de la noix de galle.

DU NOIR. — La teinture en noir est une des plus importanteset des plus fréquemment employées ; nous allons exposer, d’aprèsM. Chevreul, les moyens que l’on peut employer pour la pro-duire.

« Lorsqu’on teint une étoffe en jaune, en rouge ou en orangé,on ne peut jamais l’amener à une teinte obscure par la raison quele jaune, le rouge et l’orangé sont des couleurs essentiellementvives.

» Lorsqu’on teint une étoffe en bleu soit avec de l’indigotine,Soit avec du bleu de Prusse , on arrive à une teinte trcs-obscuremais qui est du bleu tirant sur le violet ; et si l’on veut monterl’étoffe au ton le plus élevé possible, on sort de la gamme du bleupour entrer dans celle d’un rouge cuivré.

» Enfin, si l’on applique sur une étoffe du jaune et du bleu, oudu rouge et du bleu aussi purs, aussi francs que possible,on pourra obtenir des teintes assez obscures mais dont la pl us