BIÈRE. 529
teinte qui varie aussi en raison du jirincipe eotoranl combinéavec fnluniiiic. Pour procéder à cet essai il faut faire une expé-rience comparative, avec du vin rouge naturel, parce qu’il n’estpas possible, d’établir des comparaisons exactes entre des couleursqu’on relient seulement dans la mémoire. La comparaison se faitle mieux de onze à vingt-quatre heures après la précipitation.Le précipité que fournit le vin rouge non frelaté est d’un grissale tirant visiblement sur le rouge, et la liqueur devient presqueincolore à mesure que la précipitation de l’alumine s’effectue.Des portions du même vin, colorées par les matières suivantes,ont produit les réactions que voici : le vin coloré par les pétalesdu coquelicot a donné un précipité gris bleuâtre. Le vin colorépar des baies de troène a donné un précipité d’un violet brunâtreet une liqueur violette. Le vin coloré par les pétales de la passe-rose a offert la même réaction. Le vin ccfloré par les baies de myr-tille a donné un précipité gris bleuâtre. Le vin coloré par les baiescTiéble a donné un précipité violet et une liqueur de même cou-leur d’un gris bleuâtre par l’action de la potasse. Le vin colorépar les cerises a fourni un précipité d’une belle couleur violette;le vin coloré par le bois de Brésil a été précipité en gris violâtre,et celui qui est coloré par le bois de Fcrnambouc a donné unprécipité rose.
Voici le meilleur moyen pour s’assurer qu’un vin a été frelatéavec le plomb ou la litharge. On emploie une dissolution de sul-fure de calcium dans l’acide chlorhydrique ou tartrique, étendu ;cette dissolution précipite le plomb à l’état de sulfure noir, tandisque le fer qui peut se trouver dans le vin reste dissous dansl’acide chlorhydrique. 11 faut avoir la précaution de décolorer levin rouge au préalable avec du chlore.
BIERE. — Les différentes espèces de bières sont des infusionsd’orge germée, très-légèrement torréfiée, à laquelle on donne lenom de malt, mêlée avec une. infusion de houblon auquel on faitsubir la fermentation alcoolique.
Préparation. — L’infusion du malt reçoit le nom de moût debière. On en prépare de plus ou moins concentrée selon le besoin-On commence par verser de l’eau tiède sur du malt grossièrementmoulu, puis on y ajoute de l’eau de. plus en plus chaude, de ma-mère que le tout linissc par acquérir une, température de 75 à80°. Pendant ce temps on remue bien la masse de temps à autre,et a la (in on la laisse reposer pendant quelques heures. La con-version de l’amidon en gomme et en sucre continue toujours às fflectuer, et la saveur sucrée de la liqueur augmente sensible-ment, On tire la portion dissoute et on fait bouillir la liqueur