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monts de silice, avant de les traiter par l’eau acidulée avec1 /lOOO° d’aeide chlorhydrique ; si, après vingt-quatre, heures, onliltrc la liqueur, on peut s’assurer, à l’aide de l’acide nitrique,du tannin ou du prussiatc de potasse, qu’on a une dissolutionayant les propriéte's des dissolutions fournies dans les mêmes cir-constances par l’albumine, le caséum, le gluten ou la fibrine.
Ces deux expériences, 1° la nullité d’action de l’eau aciduléesur les globules intacts ; 2° l’action de cette même eau sur lesglobules déchirés par la porphyrisation, ne conduisent-elles pasaux conclusions suivantes ? ,
Les matières protéiques des globules des ferments diffèrent du !caséum, de la fibrine, du gluten et de l’albumine ; elles sont con-stituées par deux substances différentes, l’une incluse, solubledans l’eau acidulée ; l’autre enveloppante, insoluble dans ce dis-solvant. Cette cuticule, ou substance enveloppante, se rapprochede l’épiderme des animaux par son insolubilité dans l’eau acidu-lée faiblement ; si cette analogie se fortifiait par de nouvelles jpreuves, on comprendrait facilement alors pourquoi le gluten ne jpeut être primitivement converti en ferment que par une absorp- jtion d’oxygène nécessaire pour produire cet épiderme, matièreprotéique plus oxydée que le gluten, et qui jouit de cette pro-priété si importante de résister à l’action de l’eau faiblementacidulée, condition nécessaire à l’existence des globules de fer-ment.
Tout, dans les réactions chimiques, concourt à nous faire re-garder les ferments comme formés essentiellement par des glo-bules organisés. S’il restait encore de l’incertitude dans quel-ques esprits sur ce point fondamental de l’histoire des ferments,trois ordres de preuves pourraient encore être invoqués :1° l’exa-men microscopique; 2° l’action des poisons; 3° la destructionmécanique des globules du ferment.
1° L’examen microscopique nous démontre nettement que nousn’avons pas affaire à une matière amorphe, incessamment modi-fiée par une décomposition spontanée, mais a des globules tou- jjours semblables à eux-mêmes dans les mêmes espèces, se pré- jsentant avec une similitude de caractères physiques aussi grandeque pour les êtres organisés les mieux définis, comme on peutle voir dans la figure 57. Tous ceux qui ont l’habitude des recher-ches microscopiques ne révoqueront jamais en doute l’existencedes ferments, en tant que composés de globules organisés et vi-vants. La seule objection qu’on pourrait élever est celle-ci : h’ sglobules du ferment se développent dans toutes les liqueurs enfermentation, et ils accompagnent, mais ne sont pas la cause dé-