562 CHIMIE.
tenta celle de l’eau à 15°, et non à son maximum de densité:100 d’alcool ont une densité de 0,7947, — 95 de 0,8168, —90 de 0,8346,-85 de 0,8502, — 80 de 0,8645, — 75 de 0,8779,— 70 de 0,8907 , — 65 de 0,9027, — 60 de 0,9141, — 55 de0,9248, — 50 de 0,9348, — 45 de 0,9440, — 40 de 0,9523 , —35 de 0,9595, —30 de 0,9656.
De la détermination de la quantité d’alcool anhydre contenuedans les eaux-de-vie du commerce. — C’est une question fort im-portante pour l'acheteur et le vendeur, et pour l’acquittementdes droits, que de pouvoir déterminer d’une manière exacte laquantité réelle d’alcool contenue dans un mélange d’eau et d’alcool.Pour arriver à la solution exacte de cette question, on avait àvaincre de grandes difficultés dépendantes de la contraction va-riable qu’éprouve un mélange d’eau et d’alcool ; et comme, pourles déterminations commerciales, on ne peut évaluer qu’au vo-lume , et non au poids , les variations de température introdui-sent encore une donnée nouvelle dans la solution du problème.
On se servait autrefois, en France , de l’aréomètre de Baumé,et dans le commerce on employait celui de Cartier ; ils étaientgradués d’après les mêmes principes. Celui de Cartier marquait10° dans l’eau distillée, et 28° dans de l’esprit de vin , contenant78 pour 100 d’alcool. Chaque degré était égal à 1/18° de la distan-ce qui sépare ces deux points, et ils indiquaient d’autant moinsl’augmentation et la quantité d’alcool que les degrés étaient plusélevés. — Gilpin fit, en Angleterre, une longue série de calculset d’expériences pour arriver à la solution de cette question;Traites, à Berlin , étendit les expériences de Gilpin, et publia destables d’un usage très-commode; mais le travail le plus parfait àcet égard est celui de M. Gay-Lussac , intitulé ; Instruction pourl’usage de l’alcoomètre centésimal et des tables qui l'accompa-gnent. Ces tables sont construites de telle manière que, lorsquela température de l’eau-de-vie est déterminée, quel que soitd’ailleurs le degré centésimal auquel l’instrument s’arrête, lapremière table indique combien , pour cent de son volume, l’eau-dc-vic contient d’alcool, quand on la mesure à 15° et de combien1000 p. d’alcool en volume se dilatent ou se contractent, quand onchauffe ou refroidit l’alcool de manière, à l’amener à 15°. Une autretable indique les mélanges qu’il faut effectuer lorsqu’on veut obte-nir , par la dilution, l’eau-de-vie d’une certaine force.
DES ÉTHERS EN GÉNÉRAL. — On a donné le nom d’étliers àdes produits résultant de l’action des acides sur l’alcool. En 1537,Valérius Codrus donna un procédé pour préparer de l’éther, qu ildécrivit sous le nom d’huile douce de vitriol. Un grand nombre