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Chimie / A. Bouchardat
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570 CHIMIE.

liquc, qui se vaporise au commencement de la distillation avecleau quon jette ; en outre, il distille en même temps un corpsvolatil, particulier, qui na pas encore été examiné, et auquelce vinaigre doit le goût particulier qui le distingue du vinaigrenon distillé. Quand on sature lacide distillé par un alcali, etquon évapore la liqueur,' ce corps est peu à peu détruit par lac-tion de lair, et il colore alors la liqueur dabord en jaune, puisen brun.

PANIFICATION. Le pain ordinaire est de la pâte de farinede blé pétrie avec de leau et du levain et cuite au four. Le levaina pour but de faire fermenter la pâte et de déterminer son bour-souflement ; le pain sans levain est lourd et-compact. 11 est difficiledétablir à quelle époque on commença «fabriquer du pain avecle levain. On sait seulement quil était connu des Hébreux; onlit, en effet, dans lexode Chap. 12, vers. 5, que Moïse ordonnaaux Hébreux de faire la pàquc avec du pain sans levain. Ceciprouve clairement que lemploi du levain était alors usuel.

Les graines des céréales, et celle du blé en particulier, renfer-ment tous les principes qui sont utiles pour faire croître et réparerle corps de lhomme. Elles contiennent plusieurs sels parmilesquels on remarque le phosphate de chaux ; elles renfermenttous les éléments réparateurs de la substance des animaux :

1° une matière très-azotée, le gluten ; 2° des principes non azo-tés, lamidon et le sucre ; 3° le sel qui forme la base des os, lephosphate de chaux. La chimie la plus avancée neut pu composerune nourriture plus favorable au développement des mammifères.

Analyse de la farine de hlè. Voici, daprès M. Dumas, lesmoyens rapides danalyser la farine de blé. «Lorsquon humecteavec de leau la farine de blé, de manière à en former une pâteferme et homogène, et quon malaxe ensuite cette dernière sousun mince filet deau, il reste entre les mains de lopérateur, lors-que celle-ci passe tout à fait claire, une substance dun blancgrisâtre, élastique, tenace, dune odeur fade, à laquelle les ancienschimistes ont donné le nom de gluten.

La liqueur trouble qui sécoule entraîne la fécule avec quelquesdébris de gluten, et se charge de tous les produits solubles.

En abandonnant cette liqueur au repos, la fécule se dépose;la liqueur éclaircie étant ensuite soumise à lébullition, on voitse former à sa surface des écumes qui se contractent sous formede flocons grisâtres, et qui présentent la plus parfaite analogieavec lalbumine coagulée.

Si, après avoir séparé par le filtre la matière albumineuse, on ,jévapore au bain-marie le liquide, jusquen consistance sirupeuse,