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Chimie / A. Bouchardat
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THÉORIE DE LA PANIFICATION . 573

de 10 pour 100. Le poids de la ration est de 6 hectogrammes 70grammes.

THÉORIE DE LA PANIFICATION . Je ne moccuperai pointici de lart de fabriquer le pain, ces détails sont généralementconnus. Je me contenterai dexposer, daprès M. Dumas, la théoriede cette importante opération. Si la farine des différentes espècesou variétés de blés occupe le premier rang parmi les substancessusceptibles dêtre mises sous la forme de pain, et de constituerainsi la base dune alimentation saine et commode, elle doit cetavantage à lun de ses principes immédiats, le gluten, qui ne serencontre à la fois avec les mêmes propriétés et en aussi fortesproportions dans aucune autre céréale.

Ce gluten ne constitue pas, comme on lavait supposé jusquences derniers temps, les membranes du tissu du périsperme du blé,mais il est renfermé dans les cellules de ce tissu sous les couchesI épidermiques et jusquau centre du grain. A cet égard le glutenest dans une situation analogue à celle de lamidon et de la plu-part des principes immédiats des végétaux.

Quant aux membranes des cellules dont lassemblage forme letissu proprement dit, elles ne diffèrent pas dans leur compositionchimique des membranes des autres parties des plantes; maiselles sont tellement minces et légères relativement à la masse dupérisperme du blé, que leur influence sur les qualités de la farineest sensiblement nulle.

Les autres principes immédiats qui jouent un rôle dans la pani-fication, sont surtout lamidon et le sucre. Voici quels sont lesprincipaux effets des agents de la panification sur ces substances.

Le délayage de la farine avec leau hydrate lamidon et legluten, dissout le sucre, lalbumine et quelques autres matièressolubles.

Le pétrissage de la pâte, en complétant ces réactions par unmélange plus intime, détermine ainsi la fermentation du sucreen établissant un contact exact des globules de la levure avecla solution sucrée ; linterposition de lair, par suite de létirage,contribue à favoriser la fermentation, comme à diviser et allégerla pâte.

La pâte, distribuée et tournée en pains, est maintenue à unetempérature douce, par la chaleur du fournil, dans les replis dela toile ou dans les pannetons doublés, et lon conçoit que cescirconstances favorisent le développement de la fermentation.Cest surtout alors que le volume de toutes les petites masses depâte augmente graduellement, car dans tous les points se répandle produit gazeux de la décomposition du sucre, lacide carbonique