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de pommes déterré, rapporte, anode moyenne, sept lois plus dematière nutritive qu’un champ pareil ensemencé en blé.
Les pommes de terre prospèrent dans presque tous les terrains ;les parties est, ouest et centrale de la France sont plus générale-ment pluvieuses que sèches, et, par conséquent, plus convenablesà la culture des pommes de terre qu’à celle des céréales. L’exploi-tation des pommes de terre se lie à toutes les améliorations pos-sibles dans le système d’assolement.
La pomme de terre en nature, cuite dans l’eau ou sous la cen-dre, ou bien assaisonnée avec des matières animales, fournit unaliment aussi sain qu’avantageux, et, il faut le dire, c’est la formela plus simple et la meilleure d’employer une si utile production ;mais ces tubercules ne se conservent pas toute l'année. Les varia-tions de température avancent singulièrement le terme de leurdétérioration, et ou obtiendrait une somme vraiment considérablesi on calculait le produit qu’on pourrait obtenir avec la pomme deterre que la gelée fait perdre daus plusieurs départements. Onne peut, avec la pomme de terre en nature, faire des magasins,prévoir les mauvaises années et éviter la famine ou l’excès d’im-portation des céréales ; mais une des plus graves diflicultés résultede l’habitude, adoptée depuis long-temps par la plus grande partiede la population française, d’employer comme base principale desa nourriture le pain meme de la plus mauvaise qualité. Plusieursessais ont été faits pour panifier la pomme de terre ou son produit |principal, la fécule, mais voici le procédé le plus simple auquelnos expériences nous ont conduits.
Les expériences préliminaires nous avaient démontré l’incon-testable utilité de la moulure de la fécule, le procédé à suivre nousétait alors indiqué. 11 ne s’agissait que de mêler la fécule au bléavant de l’envoyer au moulin. Connaissant la quantité de farineque rend une quantité donnée de blé, il nous a été facile d’obtenirle dosage que nous voulions. Après plusieurs essais faits avec dela fécule moulue séparément, mélangée eu différentes proportionsavec la farine de blé, nous nous sommes arrêtés aux proportionssuivantes : n° 3, 50 de farine de blé et 50 de fécule ; pour obtenircette quantité de farine, nous mélangeons 25 de fécule avec 32 deblé. La farine obtenue est très-belle, se travaille très-facilement)donne un bon produit, et n’exige aucune préparation particulière.
Nous désignons sous le n° i un mélange de 2 tiers de féculeet 1 tiers de farine de blé ; pour l’obtenir nous mélangeons 33 defécule et 21 trois quarts de blé ; la farine est belle, elle a moinsde ténacité que la farine ordinaire, mais elle se travaille facile-ment, absolument de la même manière, et donne également, sans