LIVRE VI.
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A * ja cour 7 elles font posées fur des colonnes. LesTetrastylesfontcellesoùily adcsco- Chap. IIIjonnes feulement fous les angles que font les quatre poutres : ce qui soutient suffisamment
* jes poutres, &c fortifie beaucoup 8 les murailles : parce que cela fe fait lorsque les poutres
* , nc font pas fort grandes, & il arrive auffi que les murs ne font point chargez par les po-*** tences . 10 Les Cours Découvertes font celles \ ouïes Coyaux soutiennent le Chejheau> ïz &c
ne forment point d’Auvent. Cette maniéré égayé beaucoup les appartemens d'hyver,parce que les Chefneaux ainfi élevez n’ostent point la lumière aux chambres : mais l’in-commodité est qu il y faut souvent travailler, parce que seau qui coule de dessus les toits,est ramassée dans les descentes , qui estant le long des murs , & ne pouvant pas quelquefois Fistulelaisser couler seau assez viste, il arrive qu elle regorge & gaste la menuiíerie des croisées& les murailles de ces sortes d’Edifices. Les Cours Voutees fe font lorsque l'on a peu de
* place : car par le moyen des voûtes les étages qui font dessus d font rendus plus spacieux.
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postes, 8c tous les ornemens qui servent de ceinture aux Ba-stimens.
7. Elles sont r o s e’e s sur des colonnes.Le texte n’a point icy de sens si on n’y change quelque cho-se ;il y a f raves circk columnas componuntur. y ay cru qu ilfalloir lire supra columnas imponuntur.hw reste ma pensée est,ainsi que j’ay déja dit,que la structure des cours des ancienstelle que Vitruve la décrit, a donné sujet à la maniéré queles modernes pratiquent qui est de faire un grand ordrecomprenant plusieurs étages : car il ne fe trouve pointqu’autre part qu aux bastimens de ces cours , les anciensayent jamais manqué de donner à chaque étage son ordreà part. Toute la difficulté est que Vitruve ne dit point ex-prestement que les bastimens de la cour Corinthienne nyceuxdelaTetrastyle, qui sont les seuls ornez de colonnes ,eustènt plusieurs étages : mais il n'y a nul sujet d’en douter,puisque ceux de la cour voûtée, du second étage desquels ilest parlé, ne font point dits avoir ce second étage commeune chose qui leur fust particulière ; 8c il est raisonnable deprésumer qile les logemens des anciens ayant ordinaire-ment plusieurs étages , ils n’estoient pas réduits à un seulen maniéré d’une petite cabane, lorsqu’ils estoient ornezde colonnes. Ce sujet est encore traité dans les Notes fur lechapitre qui fuir.
8. Les murailles. Cet endroit est obscur Sc corrom-pu: pour luy «olivier quelque sens j’ay esté contraint d’a-jouter les trucs parietibus 8e hi , qui semblent manquer autexte. Je lis donc, Tetrastyla funt , quafubjcElis fub trabibusangdaribuscolumnis , & utilitatem trabibus , & ( parietibus )
D firmitatem pra fiant , quoi nequt ipsa magnum impetum co-çuntur habere , neque (_ hi)ab interpenftvis onerantur. Cequi est dit pour distinguer les cours Tetrastyles des Tosca-nes , où les potences qui soutenoientles poutres , portoientfuries murs.
9. Ne sont pas fort grandes. La maniéréCorinthienne où il y avoir plusieurs colonnes fous chaquepoutre j estoit pour les grandes cours : laTetrastyle estoitpour les plus petites , dans lesquelles les poutres riavoientpas magnum impetum. Jmpetus , ainsi que Turnebe remar-que , signifie souvent grandeur, étendue, vasteté, ainsi qu'ilse voit dans Lucrèce, qui dit
Quantum cœli te ait impetus ingens.
On pourroit néanmoins interpréter impetus, la poussée ou /<*charge, & entendre que qmd neque ipft magnum impetumcoguntur habere , signifie que lorsqu il riy a pas beaucoup decharge à porter, quatre colonnes peuvent suffire : & toutde mesme lorsqu’il est dit à la fin du chapitre, que les cours£ voûtées peuvent estre faites Fbi non funt impetus magnt ,cela signifie que lors qu on ne craint point la trop grandepoussée ou le trop grand ébranlement qui peut venir de plu-
sieurs causes différentes, 011 peut faire des cours voûtées.
10. Lf.s cours découvertes. Les Interprètesattribuent l’epithete difpluviatum à teHum, Sc ils disent quetepìttmdifpluviatum est celuy qui rejette la pluye des deuxcostez : mais il est plus vray-sembíable que difpluviatumappartient icy à Cav&dium , Sc non pas à teílurn ; & qué lc~cus difpluviatus signifie un lieu où il pleut. La difficultéqu’il pourroit y avoir, seroit sur ce que nous prétendonsque les cinq eípeces de cours font découvertes, Sc qu’il 5 en-fuivroitdelà, qu’estre découverte ne seroit point une especede cour : mais la réponse est aisée, en disant que celle descours qui n’a point d’auvents qui la couvrent tout à l'en-tour, est absolument découverte, Sc que celles qui ont desauvents ne font découvertes qu’en partie, sçavoir parlemilieu.
11. OÙ LES COYAUX SOUTIENNENT LE C H E S-n e a. u. Ce que Vitruve appelle deliquia , Sc que j’interpre-te les Coyaux , font de petits bouts de chevrons qui con-duisent la couverture juíqu’à l’extremité de l’enrablement.Il y a grande apparence que Y itruve veut qu on entende qu i-cy au lieu de la couverture, ces coyaux soutiennent le cheseneau qui est posé directement fur le mur ,& qui n’est pasavancéjusqu’àl extrémité des quatre auvents, comme dansles autres cours. Philanderdit qu’il y a des exemplaires quiont aquam au ìieud’arcam ; mais quand onlaifleroit arcam ,on peut dire qu’un chesneau peut estre pris pour un coffrelong & effroi t.
IL. N E FORMENT point d’auvent. Le motStìllicidiurn . qui signifie proprement la chute de l ’eau quidegoute , riest point entendu ainsi par Vitruve quand il enparle en plusieurs endroits : car il fait eonnoistre qu’il en-tend p&tfiillicidium la pente du toit qui est favorable à l’é-coulement des eaux : au chapitre premier du second livre , ilappelle les toits des cabannes des premiers hommes ftillici -dia ; Sc au chapitre septième du quatrième livre, parlant dela forme que doit avoir le toit dans l’ordfe Toscan, il ditque stillicidium tc£li tertiario respondere debet. Pline auílìappelle stillícidia l’cpaiílèur du feuillage des arbres quandelle est capable de mettre à couvert de la pluye. De forteque supposé apststillìcidia signifie des auvents , on peut croi-re que deliqmœ fHllicidia re\iciunt , signifie les coyaux rejet~tent & ne souffrent point d'auvents , c’est-à-dire, ne sonnentpoint d'auvents.
13. Sont rendus plus spacieux. Cela est ai-sé à entendre, pareeque ces voûtes soutiennent la saillie quele second étage fait sur la cour, ce qui augmente cet appar-tement. J’ay encore interprété ubi non funt impetus magni,selon la remarque de Turnebe,qui explique impetus , gran-deur , étendue , comme je viens de dire,