LIVRE IX.
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A Pourfaire réussir ces machines il perça une lame dor ou une pierre, precieufe &ìIcÌiojU Chap T Yíit ccs matières, parce qu eiles ne í ont pas capables d’estre usées par le passade continuel deseau, ny sujettes a engendrer des ordures qui puisent boucher í'ouverture. Cel a estant
* l’cau qui coule également par ce petit trou, fait élever un morceau de %, 4Q uun »un
* vaisseau renverse, que les ouvriers appellent Tympanum , fur lequel est -1 une Ferle &des- rouès hentelees cgalemcnt, en forte que par le moyen de ces dents dont lune pousse fau
tre, ces roues tournent fort lentement. H se fait encore d aunes réglés &d’autres rouesoenteleesde la mefme maniéré, qui par un seul mouvement en tournant produisent plu-íìeuis esters, & font remuer diversement de petites figures à l’entour de quelques Pyra-
* ml i > F ttcnt 16 i cs P lcrrcs ™ forme d’œufs, font sonner des Trompettes & de telles au-tres choies qui ne lont point de l’essence de 1 norloo-e.
B On en fait aussi en marquant fur des colonnes ou fur des Pilastres les heures cm’une
petite figure montre avec une baguette pendant tout le jour, à messire quelle s’éleve debasenhaut : Or asin que la grandeur des heures, qui est inégale & qui change tous lesmois, & messire tous les jours soit exactement marquée, Ion ajoûte, ouonostedescoins qui arrestent 1 eau & empeschent qu elle ne coule viste. Pour cela on fait deux cô-nes dont 1 un est creux & 1 1 autre solide, tous deux arondis si juste, qu’entrant lundans4 1 autre ils se joignent parfaitement ; de sorte que 1 7 par une messire réglé en les serrant ouenles lâchant, on peut donner plus ou moins de force au cours de seau. Et c’estparde* semblables artifices que Ion fait des horloges avec de seau pour le temps de sHy ver.
Que si Ion trouve que 1 accourcissement ôu 1 augmentation des jours ne se peut pasfaire commodément parle moyen de ces coins, parce qu il y peut arriver plusieurs mcon-
C vo°n Y ,- E í V à A U. 11 y a sojet de s’estonner que Vitra. Clepsydres, parce quelle n’a pas besoin de 6 î pour estre'o qui affecte tant o apporter des noms Grecs pour sigm- r',,.... -, ‘ >-?. r . _
Aer des choses qui en ont de Latins, employé ici une cir-conlocution Latine, au lieu de se servir du mot Grec deydte, dont 1 usage estoit sort commun parmi les Ro-“í \T r : Ces horloges dont il y avoitplusieuis esoeces, ainsi
òue l > “^i°tornbotr C ^ a s Ul rki av °^ enc tou£es ^kla de commun,
M ue . , tomboic insensiblement par un petit trou dun
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heures en disserentes manìeresf Elles estoient aussi toutes &d ;' lns . !a Clepsydre la réglé'
sujetes à deux inconvewens. Le premier qui est remarqué A. s an § L P oln ‘ a nature de la machine.
par Pluurque est que l’eau s;écoulok avec plus ou avec tous îes exemplaires om uZ ’ûL^que CiSus
moms de dnssiculté selon que 1 mr estoit plus ou moins epais, a corrigé & Barbaro après lui. On peut douter si ces pierre!ou plus froid ou plus chaud :car cela empeíchoit que es que ces horloges jettent ne sont point pour marquer lesheures ne fuflenc justes. L’autre est que l’eau s ecouloit plus heures en tombant dans un bassin d’airain & si elles neo promptement au commencement lorsque le vaisseau d'ost tiennent point lieu de la sonnerie de nos horions Ce que
1 eau tomboit estoit plein , que vers la fin, à cause que la Vitruveditau chapitre , 4 duio livre des Machines queTespesanteur de 1 eau estoit plus grande au commencement qu’à anri^nc c. T ; * r , , = QesM acmnes que lesla sin : Et c est pour remedier à cet inconvient qu’Oronce a carroslè f ° h oar mciurer le chemin quel on faisoit eninventé fa Clepsydre qui est un petit navire qui nage sor \ 7 p À onil - e ieu a cette pensee.
I eau, & qui le vuidc par n Siphon qui est au milieu du na- jee coin un peu devant. Elle est representée dans !a Planchevne : car le navire se baille a meíme que 1 eau est vuidee par L V 1 1 , figure I, lettre C, estant plus estroite à un boutle Siphon qui !a fait sortir toujours d une meíme force , par. qu a l'autre, asin qu estant poussée ou tirée elle fasse hausserce qu’il prend toujours L eau proche de fa superficie. Nous ou baisser le Cône solide qui est au bout d’une autre reele àavons substitue aux Qepiydres des anciens nos horloges travers laquelle elle passe. Elle a aussi des degrez marquez
de Labié. , . . , à un de ses bouts qui font voir combien st faut pousser outse
14 Un vaisseau r e n v e r s e . J ai interprète — »--■ -‘
Scaphiurn un vaisseau ; Sc il y a apparence que celui dont onseservoit aux Clepsydres estoit fait pour enfermer de Pairestant renversé sur seau,asin que cet air le soutint, ce qui fai -soit le mefine efièt que le Liege qui par sa legereré nage ai-p té ment sor seau : mais j’ai crû quil y a faute au texte 8cqu’au lieu de aqua fnblevat Scaphiurn inverjumquod abar.tíjïcibus pbelloí fìvc Tympanum dicitur. Il fout lire, AquafubUyat Pbellonatit Scaphiurn tnyerfum qttod ab artificibusTympanum dicitur y n y ayant point d’apparence qu’unvaiílseau renversé puistê estre appellé un liege, mais bien unTambour ; parce que le vaiílèau renversé & le tambour na-gent sur seau par une meíme raison qui est celle de leur fi-gure capable d’enfermer beaucoup d’air qui les soulevé :niais ce qui soir nager le liege, est feulement la legereré dela matière.
>5- Une kegle et d f. s roììes d e n t el e’es.
Cette machine n'est point representée dans nos figures des
entendue. Ceux qui ont veu la machine appellée cric, qui estasièz commune, n auront pas de peine à comprendre qu yayant une réglé dentelée posée fur le liege ou Phellos, il fautque l’eau qui fait monter le Phellos faste aussi monter la ré-glé, & que cette réglé poussant les dents d’une roue danslesquelles les siennes sont engagées , faste tourner la rôtie,
rerla réglé chaque jour.
18. Pour le temps d e l’H y ver. Lcs Clepsydresestoient les horloges d’hy ver, à cause que les Cadrans auSoleil ne font pas d’usage en cette saison. Outre les horlo-ges d’hy ver qui sont les Clepsydres,& celles d Esté qui fontles Cadrans au Soleil, les Anciens en avoient Une troisièmeespece que l'on appelloitdes horloges de nuit. lien est par-lé furie quatorzième chapitre du dixième livre. Mais il fautremarquer que les horloges des Anciens estoient bien plusdifficiles que les nostres où les heures sont toujours égales ícar les heures changeoient tous les jours parmy eux, parcequ’ils partageoienc toujours le jour , c’est-àdire le tempsqu il y a depuis le lever du Soleil jusqu à son coucher , 8c lanuit de mefine, en douze heures égaies. Il faut encore re-marquer qu’ils sc servoient de deux moyens pour faire mar-quer à leurs Clepsydres ces heures disterentes. Le premierestoit de changer de Cadran tous les jours Sc faire par cemoyen que bien que le mouvement de l'index fust toujours