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besoin en la dissolvant dans un acide, traitant encore par lecharbon animal, etc.
Cette matière est très vénéneuse. Portée sur l’œil, elle dé-termine une dilatation qui dure très long-temps. (Geiger etHesse, Journal de Pharm., t. xx, p. 92.)
Daturine. — Blanche, amère et âcre, fusible, volatile; cris-tallise facilement en prismes ; se dissout dans 280 p. d’eaufroide et 72 p. d’eau bouillante, dans l’alcool en grande quan-tité, un peu moins dans l’éther; se comporte comme l’atropineavec la potasse et, en général, avec les divers réactifs ; ne sevolatilise pas toutefois comme elle avec la vapeur d’eau; se pré-pare de la même manière, au moyen des semences du daturastramonium , et produit le même effet sur la pupille. Parmi lessels qu’elle forme, quelques-uns donnent de très beaux cris-taux, inaltérables à l’air, aisément solubles. (Geiger et Hesse,Journal de Pharm., t. xx, p. 94; et Samuel Simes, idem , t. xx,p. roi.)
Colchicine. — Solide, blanche, inodore, d’une saveur âpreet très amère , cristallisable en aiguilles déliées , assez solubledans l’eau qui, après l’avoir dissoute, produit un précipitédans la solution de chlorure de platine , soluble dans 1 alcool,susceptible de neutraliser complètement les acides, se colorantpar l’action de l’acide azotique concentré en violet foncé quipasse bientôt au vert et au jaune, très vénéneuse, trouvéedans le colchicum autumnale, d’où elle s’extrait par un procédésemblable à celui que l’on emploie pour préparer l’hyoscya-mine. (Geiger et Hesse, Journal de Pharm., t. xx, p. 164.)
Aconitine. —Solide, blanche, pulvérulente ou en massetransjtarente , qui présente l’éclat du verre, inodore, d’unesaveur amère , puis âcre, très fusible , non volatile, peu solu-ble dans l’eau, qui n’acquiert point en la dissolvant la propriétéde précipiter le chlorure de platine , très soluble dans l’alcool,soluble dans l’éther, susceptible de neutraliser complètementles acides et de former des sels qui paraissent être incristal-lisables.
Elle est extrêmement vénéneuse , produit sur la pupille unedilatation qui persiste peu de temps, s’extrait des feuilles sè-ches de Yaconitum navellus à-peu-près de la même manièreque l’atropine des racines de la belladone. (Geiger et Hesse,Journal de Pharm., t. xx, p. i 65 .)
Corydaline. — Cristallisable en longs prismes incolores oue n fines écailles, sans odeur, presque insipide, quoique sessels soient extrêmement amers, très peu soluble dans l’eau,davantage dans les dissolutions des alcalis fixes, bien solubledans l’alcool et l’éther, fusible au-dessous de xoo°, et se décom-