KAPHTALINE. 319
Le chlore gazeux l’attaque vivement à la température ordi-naire : il jen résulte ùn dégagement dé chaleur, du gaz chlor-hydrique, ét Une masse qui, d’abord liquide, s’épaissit peu-à-peu, ét prend la consistance de l’huilè d’olive figée. Cettemasse Se trouvé formée de deux chlorures : l’un solide, blanc,^eUü, doué d’unè'forte odeur, insoluble dans l’eau, presqueinsoluble dans l’alcool môme bouillant , et dans l’éther froid,itiàtta<piâbJè /pàt lés acides et les alcalis à la température ordi-hjpre; l’autre’hüiléux, légèrement jaunâtre, doué, comme lepremier, d’Uffeforte odeur; insoluble dans l’eau, très solubledans l’àlcôol, solûble en toute proportion dans l’éther,. Or,comme lè premier paraît avoir pour 'formule (Ch%C 10 H 3 ), et lesecond (Ch,C f0 H‘ i ), et que. la composition dé la naphtaline estreprésentée par C*°H 4 , il ést facile de voir qu’une partie de lauaphtajiné s’unit au chloré, et que l'autre cède au chlore le jde son hydrogéné, 'etc. Quoi qu’il en soit, pour séparer lesd'eux chlorures, il faut les agiter avèc de l’éthêr, qui dissout àfroid le'chloruré liquide ét attaqué à peine le chlorure solide.Cdùi-ci reste pur, lorsqu’on renouvelle l’éther, à plusieurs re-prises; mais quelque chose qu’ôii fasse, le chlorure liquide setrouve toujours mêlé à un peu de chorurè solide, (M. Laurent,Ann. de Chim. et de Phys., t. ru, p. 270.)
Le brôme agit fortement, comme le chlore, sur la naphtaline,et dohne lieu sans dctute à des produits analogues. L’iode, audètatraire, ést sans action sur elle; il en ést de môme du phos-phore, düsoüfre, dû chloruré de soufre, et du potassium, dumoins au degré dè chaleur où il entre en fusion.
’ Lès’âcides acétique, oxalique, chlorhydrique la dissolvent,sans l’altérer, en prenant une couleur d’œillet pourpre : l'a-cide acétique 'en dissout une si grande quantité a chaud, quepâr le.' téfroidissement, il se prend en Une masse solide cris-talline. ' ".
L’àcide azotique bouillant là.décompose en se décomposantKii-tttÔme, et laissant déposer, à mesuré qu’il Se rapproche delà tëmpérature ordinaire, une grande quantité dé‘petits cris-taux jaunâtres, aciçulaires, en groupés' étoilés qui , séchés etfondus, s’enflam'Uient dans "leur contact avec un corps en com-bustion , répandent beaucoup de fUmée , et laissent un abon-dant résidu dè charbon. ' ., .
L’acide sulfuriqUe concentré forme avec la naphtaline l’a-cide sulfo-naphtaUque , qui sera décrit plus bas.
Etat naturel. — M. Laurent a fait voir que la naphtalineexiste dans le goudron de houille, unie à une huile d’où il estdifficile de la séparer immédiatement; mais est-elle toute for-mée dans la houille elle-même ? C’est Une question qui n’est