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Tome quatrième.
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634 MATIERES COLORANTES.

ainsi de lindigo de Guatimala, a même observé quil y avait

production dammoniaque. (Ann. de Chim., lxxii, ii3.)

Lacide chlorhydrique liquide nagit point sur lindigobien pur, soit à froid soit à chaud : il en est de même desalcalis.

2585. Quoique les phénomènes dont nous venons de par-ler soient très importans, ceux qui nous restent à étudier lesont bien plus encore. Lorsquon traite lindigo réduit enpoudre fine par diverses matières désoxigénantes, il passe aujaune , devient soluble dans leau, au moyen des alcalis ; et si,dans cet état, on le met en contact avec lair, il absorbe le gazoxigène, redevient bleu et insoluble; d lon doit conclureque ces matières nagissent sur lui quen le désoxigénant enpartie. Cest ce que produisent, par lintermède de leau, la-cide sulfhydrique, le sulfhydrate dammoniaque, le sulfate deprotoxide de fer et un alcali, lorpiment et la potasse, la po-tasse et le protoxide détain, et plusieurs autres mélanges dontnous ne parlerons point. *

Laction de lacide sulfhydrique a lieu à la température or-dinaire : il en résulte, outre lindigo au minimum doxidation,de 1 eau, et probablement un léger dépôt de soufre. Lexpé-rience doit être faite en vase clos; elle nest terminée quaubout de quelques jours. Il faut sy prendre de la même ma-nière pour faire agir le sulfhydrate dammoniaque; il donnelieu aux mêmes phénomènes que lacide sulfhydrique : seule-ment le soufre, au lieu de se déposer, reste uni à lexcès desulfhydrate. Cest encore à froid, comme nous venons de ledire, quon désoxigène lindigo par la dissolution de protoxidedétain dans la potasse (dissolution quon se procure en ver-sant un excès de potasse en liqueur dans le proto-chlorure dece métal) : dune part, le protoxide passe à létat de bi-oxide,et de lautre la potasse sunit à lindigo désoxigéné. Enfin lonpourrait aussi opérer à froid la désoxigénation de lindigo parle sulfate de fer et la chaux, ou par lorpiment et la potasse;mais il vaut mieux favoriser la réaction par la chaleur. Dansle premier cas, lon prend 2 parties en poudre de sulfate de ferdu commerce, 2 de chaux quon éteint, 1 dindigo bien pulvé-risé, i5o deau; lon met toutes ces matières dans un matrasque lon expose à une température de 4° à 5o° pendant quel-ques heures; la chaux sempare de lacide sulfurique du sul-fate, et le protoxide de fer mis en liberté désoxigène lindigodautant plus facilement que, ramené à un moindre degredoxidation, celui-ci tend à se combiner avec la matière cal-caire. On opère de même dans le deuxième cas : les propor-tions quon doit employer sont : 8 parties dorpiment, 6 dal-