Herausgegeben von W. Wachsmutii.
II
III.
Manöver
ce 20 de septeinbre 1678
Monsieur
Je vous dois encor une reponse a la lettre tres obligeante que Vousm’aves eerite le 4nie de ce inois. J’altendois d’envoyer un pacquet a Ham-bourg, et j’y voulois adjouter les journaux pour Vous. Mais je suis encor obligede le differer jusqu’a la semaine (pii vient.
Je vous sup|)lie de me recommander a Mons. le Cliancelier l’ufendorf,qui est parti si promptcnient apres mon retour, que je n’ay pas eu le bonheurde luy parier. La mort de l'Evesque de Munster fera naislrc bien de diffcrcns.Les trouppes de Zelle se sont saisi de Verden par un stralagemc 1 . En voicyles particularites tirees d’une lettre datee du I 9. c’est a dirc qui a este ecrileliier a Verden.
Le 1 ‘2me de ce mois le magislrat de la ville de Verden avoit demandeles clefs a la regenee, par ce qu’il n’y avoit point de soldats dans la ville, etles bourgeois estoient obligcs a la garde. La regenee s’en excusa, cependantles clefs qui avoient este entre les mains du major de la ville lurent misesentre les mains d’un vieux consciller nomme Marclial. Le Magistrat ayant ap-pris la mort de Mons. de Munster fit doubler la garde des bourgeois et fitprier la Regenee de ne faire ouvrir les portes que bien tard, et de les fairefermer de bonne lieure, (am Rande: de peur de quelque surprise). Lamöme nuit le Colonel Melle qui est au Service de Zell, fait avancer quelquescompagnics vers la ville: et luy meine se Cache tont aupres de la portc (amRande: avec quelques c-avaliers). A la |>ointe du jour le vieux bonhommeMarclial ayant oublie la resolution prise le jour passe de ne faire ouvrir laporte que bien tard et avec bien de precaulion, donne les clefs a l’ordinaire.Ä peine la porte estoit ouverte, que quehjues cavaliers s’en saisissant comman-dent aux bourgeois qui estoient de garde de mettre les armes bas, ce qu’ilsn’ont pas fait difficulte de faire, tont incontinent le resle de la cavalerie cacheearrive et entre jusques au nombre de 80 maistres (reitres ?) 2 ) sans que per-sonne se reinue, et sans que les bourgeois s’en apereoivent. L’inlanlerie entreune demie lieure apres. Et tont le monde est bien surpris de voir la ville oc-cupee par ces trouppes. Le Sieur IIuss consciller du tenips des Suedois,ayant fait quehpie affront a la regenee monastcrienne estoit garde par quel-ques mousquetaires; le Colonel Melle les luy fit oster et les fit mettre a laporte du Sieur I’eper oberamtman ou grand ballif de la pari de M. de Munster.On se saisit aussi de ses papiers, et de ceux du Sieur Müller, qu’on fit mettredans dos caisses, et porter a l’liostel de ville. Le meine jour on se saisitaussi de Languen-Wedcl, le lendemain on alla devant Rotenbourg, t|u on croitencor rendu II n’y a qu’Ottersdorf 3 ) qu’on croit se pouvoir defendre, le lieiHtenant colonel Sibelsdorf y estant, avec 600 liommes.
On dit que le successeur de fou Mons. de Munster 4 ) est lort malade: ilest a souhaiter qu’il en releve, cas c’est un princc de merite.
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