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Abhandlungen bei Begründung der Königlich Sächsischen Gesellschaft der Wissenschaften, am Tage der zweihundertjährigen Geburtsfeier Leibnizens / hrsg. von der Fürstlich Jablonowskischen Gesellschaft
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Briefe von Leibniz an Christian Iiiii.iit

luy, mais meme je luy ay procurc un avantagc considerable (Io S. A. S. moninaistro. M. Brand mavoit prie de ncn pas parier de pcur que M. Craft nele sceüt, de qui il pretend encor quelque argent. Cest pour cpioy je ne vousen avois point parle. Maintcnant M. Brand inßine inohligc de vous en conterlliistoire. Estant a llambourg je fus emu de pitie de son nnuivais etat et desplaintes quil faisoit. Et ayant ecrit a S. A. S. mon inaistrc joblins delle lcpouvoir de luy accorder une pension de 120 ecus par an. En cchange ilsobligea preniierement de communiquer son phosphore et en deuxiemc lieude communiquer ses autres secrets, donl il parloit bien hauteincnt; et troisie-menient de les executer icy ou a llambourg (juand S. A. S. le demanderoitmoyennant que la peine et la depense luy en lut payce. II a eu de moy aHambourg elTectivement la somtne de 7 4 ecus et ayant este icy 2 ou 3 se-maines, il a eu encor outre sa depense jusqua 24 ecus. Mais comme ccsgens la ont de pretensions ridicules: il sen plaignit a son retour a llambourgpar une lettre impertinente quil mecrivit; comme si on ne luy en avoit pasdonne asses, et comme si jen estois la cause. Je men facliai un pcu, commede raison, et je luy ecrivis une reprimande, demandant en möme temps, quilrevint icy, pour executer ce quil avoit promis icy a S. A. S. t|ui en le ren-voyant a cause de son voyage de Linsbourg) ou eile a sejourne tout luulomnc,luy avoit ordonne de se rctrouver icy a son retour. C'est pour quoi je luyecrivis de sexpli(juer icy sur ce ({uil vouloit avoir pour semainc en tout, pon-dant quil seroit icy, a fin quil ny eilt point de dispute. Il ne ma pas re-pondu; mais S. A. S. ayant pris cela en mauvaise part, et moy qui l'a recom-mande ne trouvanf pas cela plaisant, je luy ecris presentement la lettre cy-jointe, pour le presser: et comme vous maves donne occasion dans la vostrede songer ä luy, Vous vous cstes attire une affaire, et je vous supplie Monsieurde luy parier et de luy rendre la lettre; il a une femme qui contribue fort äsa ruine. Cest une salotte qui mangc tout ce que le pauvre hommegagne; de plus eile est impertinente: cest pour quoy il vaudroit mieux lefaire vcnir chez vous plustost que daller dies luy: ii lin de luy faire des ro-monstrances a part, et le faire cntendre des raisons. Car asseurcment, sil l'aitlimpertinent, il perdra sa jionsion, puisquil ne l'ait pas ce quil a promis. II ya deja du temps, que je nay pas eu de reponse de luy. Cest pour "den tirer une de luy qui soit positive, jay cru (juc je ne pouvois mieux faireque de vous supplier de la procurer. En vous donnant la reponse, il la vousdonnera ouverte, ä fin (|ue vous voyies, si eile est teile quil faul; et lobligiesdcn dresser une autre, si eile nest pas convenablc. Vous luy l'eres une cha-rite, Monsieur, et a moy une faveur. Faites semblant, Monsieur d avoir receuma lettre a Mons. Brand il y a deja 15 jours mais davoir este empAclie, parce que jay oublie de luy ecrire et de luy envoyer la cyjointe qui vient de M.Kunkel par la voye de M. Craft (am Bande: ma lettre est relrodatee pourcelte raison). De plus S. A. S. mavoit ordonne il y a deja quelques semainesde presser M. Brand. Mais dautres oecupations mont empeehe dy songer. Jevous supplie Mons. de ne pas trouver celte liberte mauvaise.

Je suis avec zele etc.