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« Dans les machines de nos usines, de nos paque-bots, de nos chemins de fer, le mouvement est le ré-sultat immédiat de l’élasticité de la vapeur. Il importedonc de chercher où et comment l’idée de cette forcea pris naissance.
« Les Grecs et les Romains n’ignoraient pas que lavapeur d’eau peut acquérir une puissance mécaniqueprodigieuse. Ils expliquaient déjà, à l’aide de la va-porisation subite d’une certaine masse de ce liquide,les effroyables tremblemens de terre qui, en quelquessecondes, lancent l’Océan hors de ses limites naturel-les ; qui renversent jusque dans leurs fondemens lesmonumens les plus solides de l’industrie humaine; quicréent subitement, au milieu des mers profondes, desécueils redoutables ; qui font surgir aussi de hautesmontagnes au centre meme des continens.
la vapeur est un jour employée utilement à l’état de souffle direct,Branca, ou l'auteur actuellement inconnu à qui il a pu emprunter celteidée, prendra le premier rang dans l'histoire de ce nouveau genre demachines. A l’égard des machines actuelles, les litres de Branca sontcomplètement nuis (a). «
(a) On a essayé à plusieurs reprises cct emploi direct de la vapeur; des mécaniciens d’ungrand mérite s’y sont appliqués même récemment, et M. Hachette parle, à propos deBranca, des machines qui existent en Amérique et qui sont mises en mouvement par uncourant de vapeur [Hackede, histoire, p. i5) . Branca a donc imaginé une machine à vapeurqui est encore en usage aujourd’hui, et doit être citée. En tout cas, si l’emploi direct de la vapeurrend nuis les titres de,Branca à l’égard des machines actuelles , il s’ensuit nécessairementque les mécaniciens qui n’ont pas employé la vapeur comme on le fait actuellement, n’ontaucun droit à l’invention des machines à vapeur. A ce titre-là il 6emblc fort douteux queceux qui, comme Salomon de Caus , par exemple, ont proposé la pression directe delàvapeur sur l’eau, aient des droits supérieurs aux droits de Branca. Pu j'este , je ne fais cesremarques que pour reclifier les assertions de M. Arago, car l'on verra plus loin(p. 36i) que la première idée de l’emploi du souffle direct de la vapeur appartient à lié.ron. [L.].