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ANGLETERRE.
et de les engraisser; la seconde, que les mé-thodes d’assolement qui multiplient les four-rages , les grains et les litières, ne laissent rienà désirer.
L’agriculteur qui manque de capitaux non-seulement n’a pas les moyens de faire desélèves, mais encore il n’a souvent qu’unequantité de bœufs insuffisante pour son ex-ploitation ; obligé d’avoir ces animaux conti-nuellement sous le joug, il ne peut remplacerceux qui se trouvent fatigués; s’il veut les en-graisser quand ils ont passé l’âge, il s’épuiseen vains efforts, il consomme beaucoup defourrages et n’obtient que de faibles résultats :il arrive de là que ce qui a été pour le fer-mier riche et aisé une cause de profit devientun motif de ruine pour celui qui n’a pas d’ai-sance.
L’indifférence pour les soins que réclamel’agriculture produit des effets qui sont sou-vent inaperçus, mais qui n’en sont pas moinsréels; ils s’étendent sur tous les points desgrands et des petits États ; ils frappent plusparticulièrement sur l’existence du pau vre : ils