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mogène dans les eaux-de-vie et vinaigres devins. Il résulte de là que si ces liquides com-posés ne portent pas un préjudice notable àla santé ( question hygiénique qu’il appar-tient à la Faculté de résoudre), ils nuisentau moins à l’intérêt et au crédit du commercede la France , qui perd, par leur introductionet leur mélange, un des plus beaux privilègesde son territoire (i).
Il est difficile de prouver, malgré les dis-cours de ceux qui se laissent entraîner partout ce qui porte un caractère de nouveauté,que la pomme de terre, matière solide et fa-rineuse , qui n’a pas, comme le vin, subi unefermentation graduée, ni conservé sa qualitéaromatique , puisse remplacer convenable-ment des eaux-de-vie fabriquées avec une li-
(i) La vapeur infecte qui s’exhalait dans les faubourgsde Paris lorsqu’on y tolérait la fabrication des eaux-de-vie de pomme de terre a déterminé la Police, en 1820,à éloigner ces établissemens au-delà des barrières. Ufaut espérer que des calculs positifs sur ces sortes d’in-ventions décideront les cultivateurs à les abandonnerpour toujours.
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