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moyens qu’on a employés pour perfectionnerles races, et dont j’ai parlé à l’article Angle-terre.
L’abondance des denrées que le peuplesubstitue à la viande, telles que les fruits, lavolaille et le vin, n’entraîne pas proportion-nellement en France la nécessité d’une aussigrande consommation de viande qu’en Angle-terre ; mais aussi il y a une trop grande diffé-rence dans la consommation des deux nations,pour qu’elle ne donne pas lieu à des ré-flexions propres à répandre quelque clartésur notre position.
D’après les calculs de l’auteur que j’ai déjàcité, un Anglais consomme deux cent vingtlivres de viande par an, tandis qu’un Français n’en consomme que seize à vingt livres.
M. Benoiston de Chateauneuf prouve, parses observations, que la consommation desboucheries à Paris a diminué, et que celle dela viande de porc a augmenté.
Le célèbre et malheureux Lavoisier , dansses écrits lumineux, et qui respirent l’amourde l’utilité publique, a fait des vœux pour